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Ouverture de la chasse : Prélever sans compromettre le développement…

Ouverture de la chasse : Prélever sans compromettre le développement des espèces

La saison de chasse 2016 est ouverte depuis le 29 janvier. Elle prendra fin le 31 mai 2016. L’option cette année, c’est de mettre tout en œuvre pour un accroissement du cheptel sauvage.

« Renforcement des infrastructures hydrauliques pour un accroissement du cheptel sauvage dans les aires de protection faunique ». Tel est le thème de cette campagne d’exploitation faunique. Les amateurs de chasse ou de viande sauvage pourront donc s’adonner à leur passion d’autant plus que le Burkina Faso compte, dans ses aires classées, 143 espèces de mammifères, 101 espèces de reptiles et 517 espèces d’oiseaux. Mais du fait de la persistance de la maladie à virus Ebola dans certains pays, la chasse des roussettes, des singes et autres rongeurs est formellement interdite. Pour le développement de cette activité qui rapport beaucoup à l’économie nationale, de nombreux défis sont à relever. De nombreux touristes ont en effet annulé leur voyage au Burkina Faso du fait des dernières attaques terroristes. Le braconnage, l’occupation anarchique des aires protégées, le manque d’eau dans les aires de protection faunique sont autant d’entraves au bon développement de la chasse. LE thème de cette année devrait permettre de se pencher sur ces différentes difficultés. Dores et déjà, les autorités en charge du secteur annonce le renforcement du dispositif sécuritaire, l’élaboration d’une politique de protection du cheptel sauvage, la lutte contre le braconnage,…Les aires protégées du Burkina Faso couvrent une superficie de plus de 4 millions d’hectares. Elles comprennent deux parcs nationaux, 14 réserves de faune, 53 forêts classées et plus d’une soixantaine de zones villageoises d’intérêt cynégétique. Dans cette diversité, il faut remarquer la forte représentativité de certaines espèces emblématiques telles que le buffle, l’hippotraque, l’éléphant et le lion, dont les densités respectives sont les plus importantes de la sous-région. La contribution du secteur de la faune à l’économie nationale, notamment à travers le tourisme cynégétique et le tourisme de vision, se chiffrait en 2012 à plus de 4 milliards de FCFA par an.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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