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Développement

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Ouagadougou accueille le forum Africa Water

La capitale burkinabe réunit du 12 au 14 juin, plus de 650 acteurs africains de l’eau pour préparer une position commune lors du sommet mondial de l’eau prévu en 2015 à Daegu en Corée du Sud. Organisé par 2iE et le gouvernement burkinabe un pre-forum va poser les jalons de l’accès de tous aux services

Membre du conseil mondial de l’eau, l’institut international de l’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) et le gouvernement burkinabe réunissent 650 participants à l’occasion du pre-forum africain sur l’eau et l’assainissement (Africa water 2014). Professionnels du secteur, chercheurs, parlementaires, jeunes, Ongs et collectivités territoriales vont ainsi débattre autour du thème « comment permettre un accès à l’eau et un service d’assainissement pour tous en Afrique? ». Ce pre-forum est l’occasion de préparer une stratégie africaine post-objectifs du millénaire pour le développement (OMD). « Africa water reprend les grandes thématiques du forum mondial de l’eau pour que l’Afrique parle d’une seule voix lors du forum mondial sur l’eau qui se tiendra du 12 au 17 avril 2015 à Daegu en Corée du Sud », a expliqué le directeur général du 2iE, le Pr Amadou Hama Maiga. Il faut dire que l’accès à l’eau potable et l’assaisonnement demeurent faibles dans la plupart des pays africains aussi bien dn urbain que rural. Seulement 30% d’entre eux pourront atteindre les OMD en matière d’accès à l’eau. Dotée de ressources suffisantes en eau de surface et souterraine pour satisfaire ses besoins agricoles, domestiques, industriels et même énergétiques, l’Afrique n’utilise que 10% des ses capacités.

300 millions d’africains manquent d’eau

Alors que, les experts dénombrent 300 millions d’africains qui manquent d’eau potable, la moitié des pays n’atteindront pas les OMD dn matière d’assainissement. C’est pourquoi à Daegu, l’Afrique veut faire admettre l’eau et l’assainissement comme un objectif post 2015 en redéfinissant des indicateurs jugés plus pertinents. « La question est en débat et sera portée au niveau des Nations-unies », tient à preciser Amadou Hama Maiga. Ainsi, le pre-forum de Ouagadougou va plaider pour la mise en oeuvre de programmes innovants de planification et de gestion des ressources en eau. « Les Etats africains doivent donc évaluer les causes du faible niveau d’atteinte des OMD, mettre en place des mécanismes et des instruments adaptés pour assurer un service durable d’eau potable, un système correct d’assainissement pour tous et une gestion solidaire de la ressource eau », indique un document présentant Africa water 2014.

Objectifs communs

Pour défendre la position des utilisateurs africains de l’eau, Africa water tentera de décortiquer une plusieurs thématiques avec des acteurs multiples (décideurs, jeunes, chercheurs, société civile, élus locaux) autour d’objectifs communs. Quatre processus sont visés à savoir préparer le 7e forum mondial de l’eau en proposant un objectif spécifique sur l’eau et l’assainissement en Afrique, faire un état des lieux sur la législation africaine en matière d’eau et assainissement en plaidant auprès des parlementaires pour une feuille de route commune à Daegu. La thématique sur la science, la technologie et l’innovation vise à rappeler le rôle crucial des chercheurs à apporter des solutions durables aux questions d’eau et assainissement. « L’Institut de recherche aura un message à porter sur la vision de la recherche et son utilité pour la société », insiste le Pr Hamma Yacouba, directeur de la recherche.

Mais, l’Afrique veut également mobiliser la communauté internationale autour du financement des infrastructures, de la gestion des ressources en eau tout en partageant les expériences et les connaissances et innovations pour la protection de celles-ci au profit des générations futures. Forum initial, Africa water va ainsi donner des orientations permettant aux leaders africains d’adopter une position commune. « Les africains seront certainement minoritaires à ce forum mondial alors que les questions débattues les concernent », a regretté le directeur général du 2ie.

Kouza Kienou

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