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ONG burkinabè : Plus de 74 milliards de FCFA d’investissement en 2015

Lorsqu’elles sont bien administrées, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) peuvent efficacement contribuer au développement de leurs zones d’implantation. Pour des pays aux revenus limités comme le Burkina Faso, leur rôle est déterminant.

Pour la période 2014-2016 justement, les investissements physiques et financiers des Organisations non gouvernementales/Associations de développement (ONG/AD) au développement socio-économique du Burkina Faso s’élèvent à soixante-trois milliards trois cent soixante-trois millions quarante et un mille deux cents (63 363 041 200) francs CFA, selon le conseil des ministres du 23 mars dernier.

Les prévisions pour les années 2015-2016 de deux cent cinq (205) ONG et AD ayant transmis dans les délais les données relatives à leurs interventions, se chiffrent respectivement à soixante-quatorze milliards cinq cent quarante-six millions huit cent vingt-deux mille trente-deux (74 546 822 032) francs CFA et à trente milliards neuf cent cinquante-sept millions cinq cent trente-sept mille deux cent vingt et un (30 957 537 221) francs CFA. Mais comment expliquer l’omniprésence des ONG au Burkina Faso ?
Les épisodes de sécheresse de 1973 et 1974 qui touchèrent l’ensemble de la zone sahélienne, furent déclencheurs de l’afflux des ONG sur le territoire burkinabè. Devant la gravité de la situation et les faibles moyens du pays, ces organismes privés se multiplièrent et accélérèrent leurs engagements. De 17 ONG en 1973, leur nombre passa à 73 en 1980. Plus de 44% des 129 ONG actives au début des années 90 se sont implantées dans le pays durant les années 80. De 273 ONG recensées par la Direction de Suivi des ONG (DSONG) en 2000, leur nombre est passé à 353 en 2003, puis 620 début 2010, ce qui représente une augmentation de près de 127% ces dix dernières années. La prolifération d’organisations va ainsi, en moins de dix ans, transformer complètement le paysage associatif du pays.Aujourd’hui, le Burkina n’est toutefois pas le pays d’Afrique qui accueille le plus grand nombre d’ONG, d’autres nations telles que le Mali ou Madagascar en sont davantage pourvues. Toutefois, leur densité et leur variété dans le travail du développement apparaissent de première importance, notamment si l’on observe le nombre d’ONG par province, le nombre d’ONG par habitant ou encore la multiplicité des volets d’actions.
Face à la prolifération d’ONG, le défi pour le Burkina Faso est de disposer de véritables statistiques sur leurs interventions et de pouvoir évaluer l’impact de leurs actions. En effet, une fois agréées par les autorités, toutes les ONG ne rendent pas de rapports d’activité et de bilans financiers à la DSONG, l’instance chargée de contrôler leurs activités. Il est donc impossible d’intégrer leurs réalisations dans les plans quinquennaux du gouvernement. Pour une meilleure contribution au dévéloppement, le devoir de rédévabilité et de transparence s’impose à tous ; d’autant plus que l’Etat accorde régulièrement le statut d’utilité publique à certaines ONG.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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