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Mouvement d’humeur d’agents à l’Hôtel Sopatel Silmande

« C’est une surprise générale de constater que certains employés ont marqué non seulement un arrêt de travail et ils empêchent leurs collègues de rentrer travailler», dixit Ibrahim Zagré
Le samedi 29 avril 2017, des employés de l’Hôtel Sopatel Silmande, l’un des plus grands complexes hôteliers au Burkina Faso, ont manifesté leur mécontentement suite au licenciement d’un agent notamment un contrôleur entrainant l’interdiction d’accès de l’hôtel au Directeur général.
Poster devant l’entrée principale de l’Hôtel Sopatel Silmande, une vingtaine d’agents de la société ont marqué un arrêt de travail. Au même moment, le groupe a interdit l’accès de l’hôtel à la Direction générale ainsi qu’à d’autres employés du complexe hôteliers. Pour cause, « ce mouvement d’humeur est dû à un mécontentement du personnel qui a décidé du départ du DG sans condition ce matin » a confié le délégué du personnel, Nogtodogo Florent. Selon M. Nogtodogo, depuis un moment, lors d’une rencontre il a été demandé au DG d’infléchir un peu sur sa décision [ndlr : quant au licenciement du contrôleur] mais celui-ci ne veut pas l’entendre de cette oreille car pour lui il a une feuille de route à respecter.
Du côté de l’administration présente sur les lieux cette situation est vraiment déconcertante car les raisons évoquées sont différentes. Le Directeur du Capital humain, Ibrahim Zagré a expliqué qu’il ne s’agit pas de licenciement abusif.
« Pour revenir à cet arrêt de travail, nous avons été surpris de le constater. En effet, nous n’avons pas reçu d’ampliation ou d’un préavis quelconque d’arrêt de travail. Nous n’avons pas été informés à l’avance de quelques manières que ce soit. C’est une surprise générale de constater que certains employés ont marqué non seulement un arrêt de travail et ils empêchent leurs collègues de rentrer travailler ne serait-ce que pour assurer le service minimum. »
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Quant aux motifs avancés, M. Zagré s’est voulu plus précis car selon lui il ne s’agit pas de licenciement abusif je n’en vois pas a-t-il martelé. « Seulement il y a quelques jours, un constat d’anomalies dans la gestion des stocks et d’écoulements ont été constaté et la direction a commandité un audit. Et c’est à l’aune des résultats de l’audit qu’il y a eu des sanctions disciplinaires » a précisé M. Zagré. Il ajoute « Notre règlement intérieur ne prévoit pas forcement de conseil de discipline. Dans tous les cas les textes prévoient que la sanction relève à la discrétion de l’employeur si l’employé est en faute » a-t-il ajouté.
M. Zagré a aussi noté la disponibilité de l’administration au dialogue. « Nous les avons approché pour dire que nous sommes prêts à aller aux discussions et dans tous les cas, l’épilogue sera d’aller vers les discussions que ce soit aujourd’hui ou demain. »
Un atelier qui devait se tenir au sein de l’édifice serait en voie d’être reporté nous a confié un des participants à l’atelier visiblement déçu car des panélistes maliens et nigériens seraient hébergés dans l’hôtel. Toute situation que notre interlocuteur à trouver mauvaise pour l’image de l’hôtel et du Burkina en quête paix pour la relance de l’activité économique.
Le tourisme et l’hôtellerie participent en grande partie à l’économie nationale. Ces secteurs ont souffert des nombreux évènements qu’a connus le pays.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ecodafrik.com

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