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Mobile banking : Une mine d’or peu exploitée au Burkina

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Selon l’étude de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) sur «l’offre des services à distance dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa». «La population burkinabé qui compte des fortes communautés des migrants vivant dans d’autres parties de l’UEMOA, en particulier en Côte d’Ivoire, présente une occasion unique d’offrir un moyen plus pratique, abordable et sûr d’envoyer de l’argent et de superviser les transactions financières le long de ces corridors». Deux années après la publication de cette étude, la dynamique du marché donne raison au constat de la Banque centrale.
C’est l’opérateur de téléphonie mobile Airtel qui a flairé la bonne affaire en signant, il y a quelques semaines, un partenariat avec son homologue MTN pour le transfert d’argent entre le Burkina et la Côte d’Ivoire. Cette opération à laquelle s’est associée la banque panafricaine Ecobank se veut un moyen de permettre aux abonnés Airtel au Burkina et MTN en Côte d’avoir accès à de nouveaux services au moyen de la téléphonie mobile. Ecobank qui possède déjà un service interne de transfert d’argent appelé «Rapid Transfer», moins cher que Western Union, nourrit l’espoir d’attirer des clients ne disposant pas encore de compte bancaire. D’où l’incontestable partenariat gagnant-gagnant.
Mais la conquête de la forte diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire est loin d’être un nouveau buisines. L’UBA Group –qui a racheté la Banque internationale du Burkina (BIB) en 2008- possède une carte prépayée destinée aux personnes qui ne possèdent pas de compte bancaire. En installant des dizaines de points de distribution de ces cartes aussi bien au Burkina qu’en Côte d’Ivoire, la banque nigériane vise principalement le filon de la diaspora burkinabè en Eburnie.
Avec l’avènement et le développement du Mobile banking, on s’attend logiquement à un nouveau dynamisme dans le partenariat entre les sociétés de téléphonie mobile et les banque pour offrir plus de services orientés vers l’espace Uemoa et toute l’Afrique. En attendant que l’alliance entre l’opérateur marocain Telmob et la Bicia-B, filiale de BNP-Paris Bas, aille plus loin que les frontières du Burkina, et que le troisième opérateur, Telecel se jette également dans la danse, Airtel montre la voie d’une intégration mobile et monétaire désormais incontournable dans le développement de la bancarisation en Afrique.
Koffi Amétépé

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