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Développement

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Mise en œuvre du PNDES : Un taux de croissance de 5,7% en 2019

Le vice-président du comité de pilotage, Lassané Kaboré

Le Comité National de Pilotage du Plan National de développement économique et social (CNP/PNDES) a tenu sa revue annuelle le 3 juillet 2020 à Ouagadougou. Cet exercice, rentre dans le cadre du processus de suivi et d’évaluation de la mise en œuvre des performances réalisées en 2019 et cumulativement au cours des quatre premières années.

La période 2016-2018 de mise en œuvre du PNDES a été non seulement marquée par la crise sécuritaire dans plusieurs localités du Burkina Faso, mais également par les grèves dans l’administration publique. Malgré cette situation, il ressort de l’évaluation que le niveau de réalisation des cibles 2018 des indicateurs d’effets du PNDES est globalement satisfaisant.

A en croire le vice-président du comité de pilotage, ministre de l’économie des finances et du développement, Lassané Kaboré, sur le plan macroéconomique, malgré les défis sécuritaires, le déficit budgétaire se situe à 3%, contre 4,9 en 2018, la norme communautaire au niveau de l’UEMOA (Union Economique et monétaire Ouest Africaine). En 2019, le taux de croissance a également été acceptable. « Nous sommes à 5,7%, la 3e forte croissance dans les pays de l’UEMOA, après le Bénin et la Côte d’Ivoire. Et quand à l’économie, elle est restée résiliente », a-t-il précisé.

En matière de développement du capital humain, le gouvernement a poursuivi la construction et l’équipement des Centres de santé de différents ordres, des infrastructures scolaires, d’éducation et de formation. Aussi, le secteur de l’enseignement supérieur a bénéficié  d’infrastructures, avec le début des enseignements dans les nouveaux Centres universitaires de Banfora et de Ziniaré. Sur le plan de l’agriculture, 120 294 emplois ont été créés en 2019 pour une cible de 80 000 emplois.

Aperçu des participants

Concernant le financement du PNDES, il ressort également un niveau de mobilisation des ressources satisfaisant. En effet, de 2016 à 2019, le taux global de mobilisation des ressources à 81,33% de la prévision de mobilisation révisée et à 75,57% si le coût total du PNDES (15 395,4 milliards) est pris comme base. Toutefois, une attention particulière devrait être accordée à la maitrise de la dette intérieure qui s’est considérablement accrue. Par ailleurs, le schéma de répartition de la dépense publique entre investissement et fonctionnement n’a pas été respecté. Sur la période 2016-2018, les investissements représentent 35,81% des dépenses totales contre une prévision de 54,60%.

Toutefois, de nombreux défis sont à relever pour la mise en œuvre efficace du PNDES en 2019. Il faut noter déblocage tardif des ressources du budget de l’Etat au profit de certaines structures, la poursuite des attaques terroristes, occasionnant des réaménagements budgétaires, la consolidation du secteur des infrastructures, la modernisation de l’administration publique, ainsi que le renforcement du capital humain.

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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