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Minoterie du Faso : 4000 tonnes de farine de blé attendues par mois sur le …

Minoterie du Faso : 4000 tonnes de farine de blé attendues par mois sur le marché

Créés en 1970, les Grands Moulins du Burkina (GMB) ont subi, après une trentaine d’années d’activité, les rigueurs de la crise économique, mais également les conséquences de la crise ivoirienne et des problèmes de gestion. Malgré tous les efforts consentis par l’Etat pour redresser la barre, la situation d’exploitation de la société est allée de mal en pis, pour aboutir à une cessation de paiement en 2002. Des milliers de producteurs et de meuniers se sont retrouvés dans le désarroi pendant de nombreuses années. En 2013, la Minoterie du Faso a été créée suite à la liquidation des anciennes sociétés Grands Moulins du Burkina (GMB) et Société Nouvelle des Grands Moulins du Burkina (SN-GMB). Une minoterie est un établissement où se préparent les farines de céréales qui doivent être livrées au commerce. Les minoteries industrielles ont remplacé les moulins à farine (moulins à eau ou à vent d’autrefois, ou les moulins artisanaux utilisant la force animale). Le travail des minotiers (ou meuniers) consiste à éliminer les parties périphériques des graines de céréales (les sons et remoulages), riches en cellulose et à transformer la partie centrale amidonneuse (l’amande) en particules assez fines et assez pures pour composer la farine. La minoterie du Faso est l’unité industrielle nationale chargée de l’exploitation des moulins industriels donc de la production et de la commercialisation de la farine de blé et de maïs. Son capital de 1,7 milliards de FCFA est entièrement détenu par l’Etat burkinabè. Elle devrait produire environ 4000 tonnes de farine par mois pour satisfaire les besoins du marché national et sous-régional.

De par le passé, le Burkina Faso importait annuellement 35 000 à 40 000 tonnes de blé et des sous-produits pour 10 à 15 milliards de FCFA. Outre cette sortie massive de devises, la question de l’approvisionnement en matières premières a été l’une des principales causes de l’arrêt des activités des Grands moulins du Burkina (GMB). Pour la campagne agricole 2005-2006, sous l’encadrement technique de l’Autorité de mise en valeur de la vallée du Sourou (AMVS), le Burkina Faso a lancé le « Programme de relance de la production de blé dans la vallée du Sourou ». La phase pilote pour la campagne 2005-2006 a porté sur 500 hectares pour une production de 2000 tonnes. Désormais, le Burkina Faso peut réduire ses importations et fabriquer son pain, dont la consommation ne cesse de croitre, avec du blé local. Dans la vallée du Sourou, les superficies s’étendent et la production est de plus en plus importante. Elle atteignait 30 000 tonnes en 2008. La minoterie permettra de valoriser ce potentiel et de créer des emplois pour le monde paysan et tous ceux qui interviennent dans la chaine de production.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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