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Mines et carrières : «Notre ambition est de franchir la barre symbolique de 60 tonnes en 2019» Oumarou Idani

Le Ministre s’est entretenu à bâton rompu avec la presse

 

Le secteur des mines et des carrières est déterminant dans le processus de transformation structurelle de l’économie burkinabè. Il est le plus souvent l’objet d’attentes et d’interpellations. Le ministre en charge de ce département, Oumarou Idani a voulu marquer une halte, le 3 Mai 2019, avec la presse.   Devoir de redevabilité oblige, les échanges ont essentiellement porté sur les réformes entreprises par le ministère ainsi que le bilan et les perspectives porteuses de performances et d’espérance.

Les trois dernières années auront été pour le ministère des mines et des carrières une période de réformes politiques, législatives, règlementaires et institutionnelles.

Au plan des reformes politiques, le ministère a non seulement  contribué à l’élaboration de la politique sectorielle de transformation industrielle et artisanale, mais aussi, il s’est doté d’une stratégie des Mines et des Carrières en vue de développer un secteur minier compétitif à forte valeur ajoutée et créateur d’emplois décents.

En matière de réformes législatives et règlementaires, 16 décrets et 18 arrêtés ont été adoptés pour permettre l’application du Code minier et deux nouvelles lois adoptées. La loi portant l’organisation de la commercialisation de l’or et d’autres substances précieuses et celle portant fixation du régime des substances explosives à usage civil.

Au niveau des réformes institutionnelles, elles se sont matérialisées par l’opérationnalisation avancée des quatre fonds miniers, pour soutenir le développement et pour un meilleur partage des revenus miniers.

C’est le Fonds Minier de Développement local qui connait un niveau d’opérationnalisation très avancé.  En effet, à la date du 28 mars 2019, les sociétés minières ont procédé au paiement effectif de 1 819 813 956  F CFA. Quant à l’Etat, il a donné une contribution de 2 000 000 000 F CFA. Le fonds de réhabilitation et de fermeture des mines industrielles est alimenté par les compagnies minières à hauteur de 34 880 000 000 F CFA à la date du 2 Mai 2019. Le fonds dédié à la formation et à la recherche des sciences de la terre connait à ce jour un solde de 9 518 639 F CFA.  En outre, le fonds de réhabilitation et de sécurisation des sites miniers artisanaux et de lutte contre l’usage des produits chimiques prohibés est en cours d’opérationnalisation.

Une vue des journalistes

« Les réformes conduites sont porteuses de performances. La production d’or et de zinc a considérablement augmenté » a laissé entendre le ministre en charge des mines et des carrières Oumarou Idani. En effet, la production d’or est en progression importante depuis ces trois dernières années, 32 tonnes en 2014 ;  32,5 tonnes en 2015 ; 38,5 tonnes en 2016 ; 45,6 tonnes en 2017 et 52,622 tonnes en 2018. Notre ambition est de franchir la barre symbolique de 60 tonnes en 2019, foi du ministre.

Quant à la production du zinc pour l’année 2018, elle s’établit à 165 000 tonnes et connait une légère progression de 0,5 % par rapport à 2017.

La contribution du secteur à la formation des équilibres macro-économiques est importante, avec 266 milliards de contribution aux recettes budgétaires, 1 540 milliards de recettes d’exportation, une contribution de 11,4% à la formation du PIB.

Le ministre a signalé qu’en plus de l’or, du zinc et du manganèse, il y a de bons indices pour le plomb, le fer, le titane, le diamant, le cuivre, le vanadium, le nickel, l’uranium et le lithium.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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