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Mines et carrières : « L’artisanat minier est estimé à plus de 10 tonnes par an » Oumarou Idani

Le ministre des mines et carrières, Oumarou Idani, parrain de la cérémonie

Le projet d’appui à la création d’une activité minière artisanale responsable et formelle au Burkina Faso a été lancé le 24 mai 2019 au cours d’une cérémonie tenue dans la salle de conférence de la Direction Général de la Coopération.

Il vient à point nommé pour accompagner la stratégie du Burkina Faso en matière d’encadrement du sous-secteur de l’artisanat minier, pour une durée de 3 ans. La cérémonie officielle a été lancée le 23 Mai 2019, sous le parrainage du ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani et la mise en œuvre est confiée à l’Alliance pour une mine responsable (AMR).

Le secteur minier au Burkina Faso est subdivisé en deux sous-secteurs. Il s’agit du sous-secteur industriel et le sous-secteur de l’artisanat minier. Et selon le parrain de la cérémonie Oumarou Idani, les objectifs de l’AMR pour le sous-secteur minier artisanal au Burkina Faso par la mise en œuvre de ce projet est salutaire et à encourager puisque chacune de ses trois composantes est alignée avec ce que le gouvernement cherche à mettre en œuvre.

En effet, les artisans miniers bénéficieront dans un premier lieu, d’un appui technique et organisationnel adapté aux réalités de chaque groupement. Puis la démarche consistera également à promouvoir le dialogue social aussi, au niveau national que local, avec les différents acteurs du sous-secteur et les autres secteurs d’activités en vue de créer une inclusion de l’artisanat minier, dans les activités économiques formelles. Enfin, il s’agira pour l’ARM de créer des mécanismes de marchés pour faciliter la pénétration de la production des artisans miniers dans des chaines d’approvisionnement légales et responsables.

«Ce sous-secteur a vraiment besoin d’encadrement» a lancé le parrain de la cérémonie. En effet, l’artisanat minier dans sa pratique actuelle engendre des impacts socio-environnementaux négatifs comme la dépravation des mœurs, la déscolarisation, le travail des enfants, le non-respect des Droits humains, la consommation des stupéfiants, la dégradation de l’environnement, la pollution au mercure et au cyanure.

Par ailleurs, selon des études, la production du sous-secteur de l’artisanat minier est estimée à plus de 10 tonnes par an mais malheureusement la quantité déclarée à l’administration est inférieure à 500 kilogrammes par an, a déclaré le ministre des mines et des carrières, Oumarou Idani.

C’est un projet qui bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne. Et pour  le chef de la délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, Antonio Marquez Camacho «L’orpaillage demeure un créateur de richesses et de dynamisme économique structurel indéniable en milieu rural, même s’il est souvent assimilé à l’exposition des enfants, à la destruction de l’environnement». Le potentiel est de voir ce secteur se transformer en vecteur de développement humain et durable. Si l’orpaillage est réalisé de manière structurée, consciente et responsable, devrait même se convertir en un pourvoyeur d’emploi stable formel, une barrière contre l’exode rural, un rempart à l’instabilité et à la crise, a-t-il laissé entendre.

L’Alliance pour une Mine Responsable (ARM selon son acronyme anglais), est une initiative mondiale qui est née en 2004, ayant pour objectif de transformer l’activité minière artisanale et à petite échelle en une activité responsable sur le plan social et environnemental qui améliore la qualité de vie des mineurs artisanaux et de leur entourage.

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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