Connecte-toi avec nous

Non classé

   |

Marchés : l’envolée de la Bourse chinoise ne serait-elle qu’un début ?

La Bourse de Shanghai vient de bondir de près de 20% en un mois, et l’indice composite de Shanghai a regagné 50% depuis juin 2013, où il était tombé à son plus bas niveau depuis 4 ans…

La récente envolée a pris par surprise de nombreux investisseurs, qui affichaient leur prudence dans un contexte de ralentissement de la croissance chinoise et d’incertitude sur les réformes à long terme entreprises par Pékin pour ouvrir davantage la Chine à l’économie de marché.

Désormais, les experts s’interrogent sur la pérennité de cette flambée boursière, qui a été galvanisée par une baisse des taux de la banque centrale chinoise (PBOC), le 21 novembre dernier, le premier geste de ce type depuis 2012… Les marchés tablent désormais sur de nouveaux gestes de la part de la PBOC, à commencer par une baisse, sans doute d’un quart de point, du coefficient des réserves obligataires des banques, qui retrouveraient ainsi une marge de manoeuvre supplémentaire pour distribuer du crédit.

La hausse actuelle « n’est qu’un début », pour Mark Mobius, de Templeton

Pour la première fois depuis plusieurs années, les investisseurs particuliers chinois ont ouvert des comptes-titres ces dernières semaines, et semblent revenir en masse vers les placements en actions, qu’ils avaient délaissés depuis 2008 pour l’immobilier. Les prix immobiliers étant désormais orientés à la baisse, les Chinois sont tentés de revenir vers les marchés d’actions.

Parmi les gestionnaires de fonds, Mark Mobius, qui gère le fonds Templeton Emerging Markets, reste particulièrement optimiste pour les actions chinoises. La récente hausse « n’est qu’un début » a-t-il confié, dans un entretien publié jeudi par l’agence ‘Bloomberg’.

M. Mobius avait commencé à prendre des paris haussiers sur la Chine il y a 4 mois, alors que la plupart de ses collègues conseillaient la prudence sur le marché chinois. Selon le gérant de portefeuille, les valorisations des sociétés chinoises restent attractives, et les autorités continueront de faire le nécessaire pour prévenir un ralentissement trop brutal de la croissance. Celle-ci pourrait manquer cette année l’objectif de 7,5% de hausse du PIB prévu officiellement par Pékin, estiment certains analystes.

Les statistiques les plus récentes ont montré que le gouvernement se soucie désormais d’un risque de déflation et de la faiblesse de la consommation intérieure, alors que le but des réformes en cours est de développer le marché intérieur chinois afin de rendre l’économie moins dépendante des exportations.

Parmi les autres professionnels haussiers sur la Chine, on trouve également Morgan Stanley, dont le stratégiste basé à Hong Kong, Jonathan Garner, a envisagé le 2 décembre dernier une tendance « ultra-haussière » (ultra-bull ») qui ferait doubler les indices chinois en 18 mois …
Plus prudent mais néanmoins positif, le courtier chinois Shenyin & Wanguo Securities voit l’indice Shanghai composite atteindre le 3.500 points, soit une hausse de l’ordre de 20% par rapport à son niveau actuel.

D’autres spécialistes sont bien moins optimistes : Ken Peng, stratégiste chez Citigroup banque privée à Hong Kong, qualifie le récent « rally » d' »irrationnel ». Un ancien économiste à la banque mondiale, Andy Xie, cité par ‘Bloomberg’, estime pour sa part que des traders ont créé une bulle spéculative en prenant des positions avec effet de levier.

Les autorités chinoises elles-mêmes semblent mal à l’aise vis-à-vis de la récente flambée des cours de Bourse. Le régulateur des marchés d’actions, ainsi que la presse officielle (‘Quotidien du Peuple’, agence ‘Xinhua News’, ‘Securities Times’) ont tous mis en garde récemment contre la hausse des marchés, en soulignant le caractère risqué des investissements en actions.

Victoria Adam
Boursier.com

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles