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Marché des titres publics : L’Obligation synthétique, la nouvelle alternative pour attirer les investisseurs

Initié par l’UMOA-Titres, l’Obligation synthétique est le dernier né des produits de financement des Etats sur le marché des titres publics de la Zone UEMOA. De quoi s’agit concrètement ?
L’obligation synthétique se définit comme une réponse aux insuffisances des emprunts classiques dans le financement des Etats et à un besoin de flexibilité des titres émis sur le marché (source : AUT). Ce nouveau modèle de financement fait partie des innovations initiées par l’UMOA-Titres pour atteindre l’efficience du Marché des Titres Publics de la zone UEMOA et y attirer de nouveaux investisseurs. L’Agence UMOA Titres argue que l’obligation synthétique se caractérise par comme un panier de titres de dette (Bons et/ou Obligations du Trésor de l’Etat concerné) reproduisant les paiements attendus sur un titre amortissable. Ces titres sont choisis sur plusieurs maturités qui s’adaptent au mieux au besoin de l’émetteur et aux profils des investisseurs en jeu. Ainsi, le montant mis en adjudication dans l’Obligation Synthétique est réparti entre les titres qui composent le panier.
La particularité de ces types de financement réside dans le fait qu’il est gagnant-gagnant. Ainsi, pour le marché, l’Obligation Synthétique contribue à la mise en place d’un marché efficient, permet de mettre en place des titres benchmark (nature et maturité des titres) et d’avoir des références de prix pouvant être alimentées régulièrement par les émetteurs. Elle participe également à la dynamisation du marché secondaire grâce à des titres avec des gisements plus conséquents (montants émis, assimilation) et ayant une structure in fine, ce qui facilite leur valorisation.
Quant à l’émetteur grâce à l’Obligation Synthétique, les pays émetteurs ont la possibilité de lever des montants beaucoup plus importants, d’être présents sur plusieurs maturités en même temps et d’avoir des références nécessaires à la courbe des taux. L’Obligation Synthétique est aussi un moyen pour l’émetteur d’améliorer sa politique de benchmark et de rendre la gestion active de son portefeuille de dette plus facile, tout en améliorant le coût de cette dernière.
 
De nouvelles opportunités telles que la dynamisation du marché secondaire sont également offertes grâce aux titres in fine plus liquides. Enfin, cette nouvelle forme d’Obligation permet au pays émetteur d’améliorer l’exposition de la dette au niveau de certains investisseurs.
Enfin pour les investisseurs, l’Obligation Synthétique donne la possibilité de constituer un portefeuille d’investissement qui correspond à leurs critères et de bénéficier de taux de rendement intéressants. Les investisseurs qui choisissent ce produit peuvent bénéficier de plusieurs maturités en même temps au cours d’une même adjudication, ce qui permet d’avoir une gestion facilitée du portefeuille d’investissement avec le choix des maturités selon la stratégie d’investissement définie.
Le 12 septembre 2017, la Côte d’Ivoire, premier Etat de l’espace à profiter de ce type de financement, a opté l’Obligation Synthétique lors de son recours au Marché des Titres. Ce qui lui a permis de proposer un panier constitué de quatre Obligations de maturités de 3, 5, 7 et 10 ans pour un montant mis en adjudication de quatre-vingt (80) milliards de FCFA.
 
 

Balguissa Sawadogo

Eocdufaso.com/Ecodafrik.com

 

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