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Malnutrition : Le Burkina Faso perd plus de 400 milliards de FCFA par an

L’économie burkinabè perd chaque année près de 409 milliards de FCFA, du fait des effets de la malnutrition infantile. Telle est la conclusion alarmante d’un rapport intitulé « Le coût de la faim » lancé ce 23 juin par François Lompo, Ministre de l’Agriculture, des Ressources halieutiques, de l’Assainissement et de la Sécurité alimentaire.

La malnutrition chez les enfants coûte chaque année à l’économie burkinabè l’équivalent de 7,7 % de son produit intérieur brut (PIB). Ces centaines de milliards (409 précisément) sont perdus dans les soins de santé, en charges supplémentaires au niveau du système éducatif et en termes de productivité pour la main-d’œuvre. L’étude montre qu’il existe aujourd’hui plus d’enfants qui souffrent de retard de croissance (taille insuffisante par rapport à l’âge) au Burkina Faso qu’il y’a de 10 ans.

En outre, plus de la moitié de la population adulte du pays a souffert de retard de croissance durant l’enfance. Conséquence, plus de 4,7 millions de personnes en âge de travailler n’ont pas été très productives du fait des séquelles de la malnutrition.

Pour le ministre, cette étude interpelle les autorités Burkinabè sur l’urgence et l’impérieuse nécessité d’affecter suffisamment de ressources humaines et financières pour lutter contre la malnutrition des enfants qui mine le développement du pays. Il faut d’autant plus agir, et vite, qu’aujourd’hui, la malnutrition des enfants est non seulement un problème de santé, mais aussi un problème social et économique considérable qui nécessite un engagement multisectoriel et un investissement importants.

L’étude sur le coût de la faim en Afrique est conjointement menée par la Commission de l’Union africaine, le nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme alimentaire mondial (PAM). A ce jour, elle a été conduite dans huit pays d’Afrique, dont le Burkina Faso.

Aimé Florentin BATIONO
ecodufaso/ Group ecodafrik

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