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Malgré de bonnes performances au 1er trimestre 2014, Ecobank invoque une nécessaire prudence

Albert_Essien_1Le groupe bancaire panafricain Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a publié ses résultats pour le compte du premier trimestre 2014, d’où il ressort un résultat net part pour la période, de 90,87 millions $, une position qui s’inscrit en hausse de 11% comparé aux 81,52 millions $ réalisés sur la période équivalente en 2013, et en hausse de 182% à taux de change constant (43,4 milliards de FCFA au S1 2014, contre 15,4 milliards de FCFA au S1 2013)
« Les bons résultats du premier trimestre justifient la pertinence de la stratégie de diversification de nos activités, avec un résultat avant impôt en hausse de 18% », a expliqué Albert Essien (photo), le directeur général du groupe dans un communiqué. M. Essien fait aussi savoir que « la combinaison d’une bonne croissance organique du chiffre d’affaires et de la maîtrise des charges s’est traduite par une amélioration du coefficient d’exploitation » dans chacune de zones géographiques du groupe.
Dans le détail, cette performance est à mettre à l’actif d’une hausse de 16% du produit net bancaire à 525,4 millions $, combiné aux charges d’exploitation qui elles n’ont progressé que de 11% à 363,4 millions $. Dans ces conditions, le résultat d’exploitation pour la période aura été de 117,37 millions $ en progression à période comparée sur 2013 de 18%
Logo_EcobankAprès avoir traversé une profonde crise qui a déchiré le groupe près de 9 durant, ETI veut désormais se projetter dans l’avenir. « Nous nous sommes résolument engagés dans l’amélioration de notre gouvernance d’entreprise et la mise en œuvre du plan d’action détaillé de gouvernance, qui a été adopté par les actionnaires à l’Assemblée générale extraordinaire du 3 mars 2014, est en bonne voie. Il permettra de renforcer l’institution et poser les bases d’une meilleure année 2014 », a confié Albert Essien
Pourtant on ne peut s’empêcher de relever le défi que constituent pour le groupe, les créances douteuses. Pour le premier trimestre, le volume des provisions constituées afin d’y faire face a été de 44 millions $ en hausse de 70% à périodes comparées. Pour l’année 2013, ces provisions ont plus que doublé et les dirigeants ont expliqué cela par une décision de provisionner prudemment tous les créances de ce type, même s’il est difficile de dire si la même logique s’applique ici.
Sur le plan bilanciel, on relèvera aussi que, même si les actifs du groupe ont progressé globalement de 14%, atteignant au 31 mars 2014 22,35 milliards $, son passif a pour sa part progressé à un rythme plus soutenu de 16%, atteignant pour la même période, 20 millions $. Dans le même temps, les capitaux propres du groupe exprimés en FCFA ont reculé de 5%.
Sur les marchés financiers où ETI est coté, les investisseurs semblent dominés par des sentiments négatifs à l’endroit de ses actions. A Lagos sur le Nigeria Stock Exchange, le titre a perdu 3,5% et à Abidjan, l’action ETI a terminé la semaine précédente sur un recul de 4,5%, cumulant une perte depuis le 1er janvier de 17,65%.
Rappelons que le groupe avait annoncé la veille qu’il ne paierait pas de dividendes pour l’exercice 2013. Le comportement des investisseurs sera donc suivi avec une grande attention.
Idriss Linge
 
Source : Ecofin

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