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Malaysia Airlines va supprimer 6.000 postes

Le plan de sauvetage de la compagnie nationale malaisienne prévoit la suppression d’un tiers des effectifs et un retour aux bénéfices dans trois ans.
Les salariés de Malaysia Airlines vont payer au prix fort le sauvetage de leur compagnie. Le plan de restructuration de la compagnie nationale malaisienne, dévoilé vendredi à Kuala Lumpur, prévoit pas moins de 6.000 suppressions de postes sur trois ans, soit un tiers des effectifs. En contrepartie, le fond souverain de Malaisie Khazanah, principal actionnaire de Malaysia Airlines, va investir 1,4 milliard d’euros (six milliards de ringgits), pour éponger les pertes et remettre la compagnie d’aplomb. Mais le retour durable aux bénéfices prendra au moins trois ans, a prévenu le groupe.
Après deux catastrophes aériennes en moins d’un an, les avions de Malaysia Airlines sont vides et les caisses aussi. La compagnie, qui n’était déjà pas vaillante avant, a doublé ses pertes au deuxième trimestre, à 73 millions d’euros. Et la situation devrait continuer à empirer, de l’aveu même de Malaysia, avec une chute moyenne des réservations qui atteint 33% au second semestre. Sur le premier semestre, la baisse des réservations n’était encore que de 6,7%. A raison de près d’un million d’euros de pertes quotidien, Malaysia Airlines va donc tout droit dans le mur.
Des sureffectifs patents avant les catastrophes
Cependant, avant même ces catastrophes, Malaysia Airlines affichait déjà des performances financières plus que médiocres, avec des pertes récurrentes depuis deux ans, liées à la concurrence des compagnies asiatiques à bas coûts, au premier rang desquelles sa compatriote AirAsia, mais aussi à des sur-effectifs patents. Fin 2013, Malaysia Airlines comptait encore près de 20.000 employés, pour un trafic de 37,7 millions de passagers/kilomètres transportés (PKT), contre 93 millions de PKT et 23.000 salariés pour sa voisine Singapore Airlines. Malaysia Airlines est également passée totalement à côté de la vague low cost, qui tire la croissance du trafic intra-asiatique ces dernières années. La compagnie malaisienne est aussi longtemps resté à la porte des grandes alliances internationales, n’ayant réussi à intégrer Oneworld qu’en 2013. Le plan de sauvetage sera donc aussi un plan de rattrapage du temps perdu et des erreurs du passé.
Les Echos.fr

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