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Lycées scientifiques nationaux au Burkina Faso : plus de 5 milliards mobilisés pour les travaux de construction à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso

Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Pr Stanislas OUARO a procédé au lancement officiel des travaux de construction des lycées scientifiques nationaux de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso. C’était respectivement le mardi 19 février et le vendredi 15 février 2019 en présence de plusieurs membres du Gouvernement, des Gouverneurs de régions, des autorités communales et des partenaires sociaux, techniques et financiers.

Ces deux lycées scientifiques nationaux sont des établissements de référence avec pour ambition de donner une culture scientifique pointue à ses pensionnaires, notamment dans les mathématiques, sciences et technologies afin de les préparer à s’orienter vers de grandes écoles de formation d’ingénieurs.

A Bobo Dioulasso, au secteur 23 de Bobo-Dioulasso, sur une superficie de plus de 4 hectares, tout comme à Ouagadougou au quartier Bassinko, les travaux de construction des lycées scientifiques nationaux ont démarré sur les sites choisis. Les locaux, attendus à la rentrée prochaine 2019-2020, offriront de meilleures conditions de vie et d’études aux deux promotions d’élèves boursiers déjà en 2nde et 1re dans des lycées d’emprunt.  Ces creusets du savoir, dont le but est de former des élèves en mathématiques, sciences et en technologies afin d’intégrer les grandes écoles d’ingénieurs, ambitionne de former des milliers de jeunes talents burkinabè, hautement qualifiés prêts à servir au développement économique et social de notre pays.

Pour le ministre en charge de l’éducation nationale, la réalisation de ces lycées scientifiques dans toutes les régions s’inscrit non seulement, dans la dynamique de résolution définitive de la carence du pays en élèves de séries C, s’inspirant de la vision du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) dont l’une des options est de promouvoir et développer les sciences à l’école afin que celles-ci soient véritablement un levier du développement économique et social du pays, mais aussi dans le cadre de la relance des grandes infrastructures éducatives.

D’un coût global de plus de 5 milliards de FCFA sans les équipements sur financement de la Banque Mondiale, à travers le Projet d’Amélioration de l’Accès et de la Qualité de l’Éducation (PAAQE), ces complexes de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, au régime d’internat, seront livrés dans un délai d’exécution de 6 mois.

Les blocs pédagogiques, comprenant des salles de cours, une salle de professeurs, des laboratoires, des salles informatiques, des bibliothèques, une salle d’étude, une salle de projection, et les blocs administratifs, ils abriteront à terme, des blocs hébergement comprenant des logements séparés (filles/garçons), des blocs de locaux communs comprenant des salles de fête et restaurant/cuisine, un complexe sportif olympique, un bloc infirmerie, un espace comprenant des aménagements divers.

C’est pourquoi le ministre OUARO dans son discours, a relevé la nécessité que ces lycées soient « dotés d’un statut qui leur permet de jouir d’une autonomie relative de gouvernance et de gestion et de délibérer sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement ». Toute chose qui va leur assurer « ce label d’excellence, d’établissement de référence et de rayonnement sous régional », conclut-il.

Chargé du suivi des travaux, l’architecte Hermann YAMEOGO, qui a présenté son plan de travail aux autorités et guidé la visite des chantiers pour l’emplacement des différents locaux, les délais impartis mais aussi des prescriptions techniques établies seront respectés. Car, selon lui, « des efforts seront déployés pour la bonne marche des travaux ».

Et pour s’assurer que les travaux respecteront le délai imparti avec la qualité qui sied, le ministre, non seulement en appelle au devoir et à la responsabilité des entreprises en charge de l’exécution des travaux de construction, mais aussi a  mis en place une équipe de suivi et de contrôle de l’exécution de ces travaux jusqu’à leur aboutissement.

Les bénéficiaires se sont réjouis du lancement effectif des travaux de construction qui leur avait été annoncé. Ils espèrent ainsi avoir accès aux matériels et infrastructures (laboratoire, bibliothèque) nécessaires pour étudier dans de meilleures conditions et à tout moment.

En rappel, pour ce qui concerne les recrutements des élèves, ils se font après les résultats des examens du BEPC où les élèves les plus brillants sont choisis au niveau national. Cette année, 105 élèves ont été retenus dont 70 définitivement et 35 sur la liste d’attente. Parmi eux, le 105e élève a obtenu plus de 17 de moyenne.

 

DCPM/MENAPLN

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