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Lutte contre l’excision: La BID promet 50 millions de dollars pour soutenir le Comité interafricain

La Banque islamique de développement (BID) promet d’appuyer, à hauteur de 50 millions de dollars, le Comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF). L’information a été livrée, jeudi 6 octobre 2016, par l’épouse du chef de l’Etat burkinabè, Adjoavi Sika Kaboré/Vovor, au cours d’une conférence de presse à Ouagadougou.

Le Comité inter-africain de lutte contre les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants (CI-AF) va bénéficier d’un appui de la Banque islamique de développement (BID). Le montant du soutien est estimé à environ 50 millions de dollars, soit 30 milliards de FCFA (le dollar vaut 585.66 F CFA). Selon l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, cet appui de la BID va permettre de financer les activités de tous les comités nationaux des 29 pays membres du CI-AF de façon continue.
La première dame du Burkina Faso, par ailleurs, Ambassadrice de bonne volonté du CI-AF, était face aux journalistes jeudi 6 octobre 2016, pour faire le point d’une forte délégation qu’elle a conduite en Arabie Saoudite, du 28 septembre au 3 octobre 2016.
Sika Kaboré était accompagnée à la mission par la ministre de la femme, Laure Zongo/Hien, la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, Solange Eveline K. Rita Agnetekoum/Bogoré.
«En tant qu’Ambassadrice de bonne volonté de cette structure, nous étions en Arabie Saoudite pour faire un plaidoyer en faveur du financement du programme quinquennal des activités du CI-AF», a-t-elle expliqué.
Et de préciser qu’à l’occasion de ce séjour, la délégation burkinabè a pu rencontrer les premières personnalités de la BID et d’autres personnes ressources qui peuvent contribuer à accentuer la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).
«Toutes ces personnes que nous avons rencontrées ont eu une appréciation très positive de notre plaidoyer et des efforts que nous faisons en vue d’éradiquer ce fléau que constitue l’excision dans nos pays», a indiquée l’épouse du président du Faso qui dit revenir «avec beaucoup d’espérance et de satisfaction».
«Comme vous le savez, il y a beaucoup de personnes qui tendent à faire croire que la pratique de l’excision est liée à une religion. Avec la BID, nous allons pouvoir démontrer que, pour ce qui concerne l’Islam, l’excision n’est pas du tout indiquée par cette religion», a déclaré Mme Kaboré.
Créé en 1984 à Dakar au Sénégal, le CI-AF est un organisme de coordination internationale et régionale africaine qui travaille sur les programmes et actions politiques visant à éliminer les pratiques traditionnelles néfastes dans la région africaine et dans le monde.
Son siège est à Addis-Abeba en Ethiopie et un bureau de liaison à Genève, en Suisse. Le CI-AF a des comités nationaux dans 29 pays africains. 19 autres pays non africains sont affiliés au CI-AF.
Le CI-AF jouit d’un statut consultatif auprès des Nations Unies et est titulaire d’un statut d’observateur auprès de l’Union africaine (UA).
Il travaille en partenariat avec le Fonds des nations unies pour la population (UNFPA), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF). Le Comité est membre du réseau d’ONG affiliées à l’Organisation internationale de la francophonie.

 

 

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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