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Lutte contre la corruption: Un symposium pour célébrer les 20 ans du REN-LAC

Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) organise les 19 et 20 décembre 2017 à Ouagadougou, un symposium qui consacre ses 20 ans d’existence. Le rencontre se tient autour du thème: «Le REN-LAC d’hier à demain».
 
20 décembre 1997 – 20 décembre 2017. Le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) a 20 ans d’existence aujourd’hui. Pour commémorer cet anniversaire, la structure organise à Ouagadougou, un symposium. La rencontre de deux jours a débuté, le mardi 19 décembre 2017, au Conseil burkinabè des chargeurs (CBC). Elle réunit les représentants des organisations membres, des Comités régionaux anticorruption (CRAC) et des personnes ressources du REN-LAC. Il s’agit d’une conférence publique qui permet d’organiser des panels sous forme de rappels historiques sur la création du Réseau par ses principaux acteurs.
«Le symposium nous permettra d’écrire avec vous les meilleurs récits de la vie du REN-LAC pour immortaliser les actes posés par certains d’entre vous dans un livre et un film documentaire», a indiqué le Secrétaire exécutif du REN-LAC, Dr Claude Wetta. Il a aussi précisé que cela va amener la jeune génération à prendre la pleine mesure de l’immensité de la tâche qui l’attend à travers les témoignages des pionniers.

2-Le secrétaire exécutif du REN-LAC, Dr Claude Wetta: «L’action du REN-LAC dépasse aujourd’hui le cadre national»

2- Le secrétaire exécutif du REN-LAC, Dr Claude Wetta: «L’action du REN-LAC dépasse aujourd’hui le cadre national»


A en croire M. Wetta, durant ces deux décennies le réseau a apporté sa contribution à travers l’information et l’éducation des populations et l’interpellation des pouvoirs publics. Cette contribution, a-t-il poursuivi, a également touché le domaine de la législation, notamment avec l’adoption de lois portant prévention et répression de la corruption, mais aussi la relecture de certains textes et reformes d’institutions inscrites dans l’axe de la bonne gouvernance. «Ses multiples actions en direction de l’administration publique, de la presse, des acteurs de la justice, de la jeunesse et de plusieurs catégories spécifiques de la population ont permis de vaincre le tabou qui entourait le phénomène de la corruption dans plusieurs cercles», a reconnu le directeur exécutif du REN-LAC.
Sous-thèmes à débattre
Le thème retenu pour le symposium est «Le REN-LAC d’hier à demain». Cinq sous-thèmes sont abordés durant les deux jours de communications et d’échanges. Le premier concerne «le processus de la création du REN-LAC et ses premiers pas dans l’environnement socio-politique et institutionnel du Burkina Faso: ses rapports avec les citoyens et les acteurs étatiques et non étatiques».
Le deuxième sous-thème porte sur «le REN-LAC dans la décennie 2003-2013: les grands traits de son évolution». Quant au troisième, il a trait à «la contribution du REN-LAC au renforcement de l’efficacité des structures étatiques de contrôle et de lutte contre la corruption», tandis que le quatrième par de «la contribution du REN-LAC au renforcement de l’action de la presse dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso». Enfin, le cinquième sous-thème est intitulé: «Le REN-LAC d’aujourd’hui et de demain: les grands défis dans le contexte post-insurrectionnel».
Les communicateurs sont des personnalités (profs d’université, journalistes, etc.) bien connues dans leurs domaines respectifs.
 
Organisation indépendante non partisane et sans but lucratif, selon Claude Wetta, le REN-LAC s’est toujours donné pour mission d’«œuvrer pour une garantie de la bonne moralité et de la transparence dans la gestion de la chose publique». L’Objectif général de la structure, a-t-il indiqué, est de «contribuer à l’éradication des faits et pratiques de corruption au Burkina Faso».
De 14 organisations fondatrices en 1997, le Réseau national de lutte anti-corruption (REN-LAC) compte de nos jours, 23 organisations membres ordinaires, quatre membres observateurs et trois membres d’honneur. Reclus au départ à Ouagadougou, le Réseau a amorcé sa décentralisation à partir de 2009, avec l’installation des CRAC dont le nombre est passé de trois à cinq en 2017, dans les régions du Centre-ouest, de l’Est, des Hauts Bassins, du Nord et du Sud-ouest.

Alfred KANON

ecodufaso.com / ecodafrik.com

 
 
 

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