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Lutte contre la corruption au Burkina: pour une ASCE plus efficace

L’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE) a organisé une conférence de presse, le mardi 7 juillet 2015 à Ouagadougou, pour partager avec les journalistes les conclusions de l’atelier de relecture de ses textes qui s’est tenu les 6 et 7 juillet 2015.

Une conférence de presse a été animée par l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat (ASCE), le mardi 7 juillet 2015 à Ouagadougou, afin d’informer la population burkinabè des décisions qui ont été prises lors de son atelier qui a pris fin le 7 juillet dans la soirée. Selon les organisateurs, les points qui ont fait l’objet de consensus lors de cet atelier sont, entre autres, la constitutionnalisation de l’ASCE, son indépendance et son autonomie administrative et financière afin de pouvoir jouer pleinement son rôle à savoir, lutter contre la corruption. Aussi, les différents participants à l’atelier ont décidé que l’autorité anticorruption serait une autorité investie de deux catégories de missions : une mission de contrôle administratif interne et une mission de prévention et de lutte contre la corruption telles que entendues à la convention des Nations unies à travers la loi du 4 mars 2015 portant prévention et répression de la corruption au Burkina Faso. En outre, selon eux, cette institution sera ouverte au secteur privé et à la société civile pour prendre en compte les différents segments de la société. « Nous avons travaillé d’arrache-pied pendant deux jours et à l’issue des travaux, il y a un certain nombre de points sur lesquels nous sommes tombés d’accord et d’autres qui sont toujours en discussion », a souligné le contrôleur général d’Etat, le Pr Luc Marius Ibriga. Et les questions qui nécessitaient des précisions, notamment la question de l’appellation de l’institution : «faut-il garder ASCE ou faut-il que le terme corruption apparaisse dans la dénomination ?», s’est interrogé M. Ibriga. La question de pouvoir de poursuite a été également soulevée. Et de se demander aussi s’il faut permettre à l’ASCE de poursuivre les dossiers incriminés ou les remettre à la justice, car s’il ne tenait qu’à eux, l’institution anticorruption devrait être investie de la poursuite judiciaire pour lui permettre de mieux accomplir le travail. Le budget de l’ASCE n’est pas resté sans intérêt. La possibilité d’avoir un budget minimum préinscrit dans la loi pour renforcer l’autonomie de la structure, la question de la rémunération des contrôleurs d’Etat et des personnels de l’ASCE qui doivent être revues afin de lui permettre d’attirer les plus hautes expertises ont été également évoquées. « Souvent, ils (Ndlr : les personnels de l’ASCE) sont isolés dans leur vie sociale. Donc, il y a lieu de les mettre à l’abri du besoin parce que si quelqu’un s’attaque à la corruption, la corruption va s’attaquer à lui et s’il se trouve qu’il n’arrive pas à joindre les deux bouts, alors les corrupteurs peuvent avoir une influence sur lui », a clairement précisé Pr Ibriga. Il a également signifié que « dans le souci d’avoir une loi efficiente, un autre atelier va prendre en compte les améliorations pour que nous disposions d’une loi en bonne et due forme et cet atelier pourra se tenir dans la deuxième quinzième du mois d’août ». Le conseiller anti-corruption pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Samuel De Jaegere, a laissé entendre que la contribution de chaque Burkinabè par année à l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat est de 65 F CFA, et ce prix est en dessous de la moyenne dans la sous-région. « Alors, nous allons au moins doubler ce tarif », a-t-il annoncé.

Déborah Y. Sharifa
OUEDRAOGO
(Stagiaire)
sidwaya.bf

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