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Libre circulation des biens et services :Lancement de FEAO pour favoriser le renforcement de la coopération économique régionale

Le ministre en charge du commerce, Harouna Kaboré a présidé la cérémonie de lancement

Le programme de facilitation des échanges pour l’Afrique de l’Ouest (FEAO) a été officiellement lancé le 13 Octobre 2020, à Ouagadougou, sous la présidence du ministre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré.

Selon une enquête menée par le Centre du commerce international (ITC), les échanges commerciaux intra régionaux en Afrique de l’Ouest sont relativement faibles, avec un taux de 15% pour les exportations et 5% pour les importations. Aussi, 73% des entreprises dans les pays de l’Afrique de l’Ouest rencontrent des difficultés dans le cadre de leurs échanges, dues aux Barrières non tarifaires (BNT) au commerce. Au Burkina Faso, selon le ministre du commerce Harouna Kaboré, le secteur privé, les petits commerçants transfrontaliers et les femmes commerçantes, rencontrent des difficultés au niveau des différents postes frontaliers. Cela est lié entre autres aux coûts élevés des procédures d’importation, d’exportation, de transit et aux retards importants à la frontière, de même que les obstacles au commerce qu’ils représentent. Par conséquent, ces obstacles ne peuvent être sans impact sur la pratique du commerce intra régional.

Le programme FEAO vise donc à améliorer la libre circulation efficace des marchandises dans la région et à l’échelle internationale, en réduisant les délais et les coûts du commerce supportés par le secteur privé en Afrique de l’Ouest, et en renforçant les capacités des réseaux commerciaux régionaux afin de tirer parti de ces améliorations. Il s’articule autour de six corridors prioritaires, à savoir, Tema-Ouagadougou, Abidjan-Ouagadougou, Cotonou-Niamey, Dakar-Bamako, Lagos-Kano-Niamey.

Il s’agira entre autres, au Burkina Faso, de soutenir l’amélioration des mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) directement liées à la facilitation des échanges, d’améliorer la mise en œuvre de l’interconnectivité douanière entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire et d’introduire l’interconnexion ferroviaire sur le même corridor d’ici à Juillet 2020.

Le programme FEAO soutiendra également la mise à niveau de la plateforme de guichet unique SYLVIE, appuiera la coordination de la gestion conjointe des frontières, le long des corridors du programme liés au Burkina Faso, et fournira un soutien eu renforcement des capacités des petites commerçants transfrontaliers, en particulier des femmes.

« La mise en œuvre du Programme Régional de Facilitation des Echanges en Afrique de l’Ouest, permettra aux pays de la région d’asseoir les bases d’une réelle intégration économique entre Etats. Cela se fera sans nul doute, à travers l’utilisation d’instruments efficaces de simplification et d’harmonisation des procédures douanières et commerciales, l’amélioration du transit par l’interconnexion des douanes et le régime de garantie et de sureté du transit, et l’amélioration du système des transports et de la logistique par la promotion de la conteneurisation vers l’hinterland et l’égalité dans le secteur des transports et de la logistique », foi du ministre du commerce Harouna Kaboré.

Le ministre du commerce, Harouna Kaboré

Par ailleurs, le programme FEAO collabore avec des comités nationaux de facilitation des échanges (CNFE) dans les 9 pays cibles du programme dans le but de renforcer les capacités des CNFE. Un soutien qui comprend notamment la fourniture d’une assistance pour la finalisation des plans de travail pour la mise en œuvre de projets liés aux accords de facilitation des échanges, la mise en place des secrétaires permanents pour rendre opérationnels les cadres institutionnels, et l’élaboration de plans d’action pour l’opérationnalisation de la feuille de route et du cadre logique des CNFE.

Le programme FEAO est une initiative commerciale régionale multidonateurs, sur 5 ans, financée par l’Union européenne, l’USAID, le gouvernement du Royaume des Pays-Bas, et la république Fédérale d’Allemagne. Il est géré par le Groupe de la Banque mondiale et l’Agence Allemande de Coopération au Développement (GIZ).

Sombéwendin Micheline Thiombiano/Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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