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Les limites des formes de financement de l’entreprise

Parmi les types de financements auxquels l’entreprise peut faire recours, nous avons évoqué l’autofinancement, le financement par augmentation de capital, l’emprunt, le crédit bail, les crédits bancaires, le crédit inter-entreprises. Intéressons-nous aujourd’hui aux limites de ces différentes formes de financement.

L’autofinancement est un financement peu risqué car stable et non remboursable. Cependant, il ne peut être retenu comme seul mode de financement des investissements car il suppose un arbitrage en faveur des réserves au détriment des dividendes distribués, ce qui risque de mécontenter les associés et actionnaires de l’entreprise. Il est en outre limité par la capacité de l’entreprise à créer de la richesse grâce à son activité. L’autofinancement est un mode de financement dont le coût apparent est nul puisque l’entreprise n’a pas d’intérêts à verser. L’augmentation de capital, elle, est rémunérée à travers les dividendes versés aux actionnaires. Cependant ce coût est maîtrisé par l’entreprise qui ajuste le montant des dividendes chaque année en fonction des bénéfices réalisés et de la stratégie mise en oeuvre. L’emprunt entraîne pour sa part une perte d’indépendance financière de l’entreprise vis-à-vis de ses banquiers et ne peut être la seule ressource de financement stable de l’entreprise. Il est limité par la capacité d’endettement de cette dernière. En outre, le paiement des intérêts représente un coût important et peu prédictible dans le cas d’emprunt à taux variable. Le crédit-bail permet de financer un investissement sans aucun apport de capitaux, sans dégrader la capacité d’endettement, tout en limitant le risque d’obsolescence du matériel car la plupart des contrats prévoient des clauses d’échange pour matériel plus performant. Cependant le coût des loyers ou redevances est élevé, souvent supérieur à celui du crédit. L’utilisation des concours bancaires accroît la dépendance de l’entreprise vis-à-vis de ses banques qui peuvent en outre, à tout moment, interrompre ces financements. Le coût des concours bancaires est très élevé car les banques les considèrent comme des financements risqués. Au niveau du crédit interentreprises, e risque pour l’entreprise est la dépendance qui s’installe envers les fournisseurs, car ce crédit est renouvelable automatiquement à chaque achat. En outre, le fournisseur court lui-même le risque d’insolvabilité de son client.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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