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Les « choix stratégiques » du budget 2018 présentés au club des hommes d’affaires franco-burkinabè

Le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè (CHAFB) a organisé, le jeudi 15 mars 2018 à Ouagadougou, un dîner-gala animé par la ministre déléguée au budget sur la Loi de finances 2018 et la problématique de la dette intérieure.

Autour d’un repas d’un soir, le Club des hommes d’affaires franco-burkinabè (CHAFB) et la ministre déléguée chargée du Budget, Clémence Edith Yaka, représentant la ministre en charge de l’Economie, ont échangé le jeudi 15 mars dernier à Ouagadougou, sur le budget 2018 et la dette intérieure du Burkina Faso. Pour Mme le ministre, le budget en cours d’exécution a été élaboré dans un contexte national marqué par la consolidation des acquis du budget 2017, la poursuite de l’opérationnalisation des objectifs du PNDES, l’insécurité et la prise en compte des revendications sociales de tous ordres. «Tout en poursuivant les actions de réduction de la pauvreté par la croissance et la création de richesses pour un développement inclusif, le budget 2018 a mis l’accent sur les axes stratégiques jugés prioritaires notamment la réforme des institutions et la modernisation de l’administration, le développement du capital humain et la dynamisation des secteurs porteurs pour l’économie et l’emploi», a-t-elle précisé.

En termes de mobilisation des ressources, ladite loi, a-t-elle ajouté, met l’accent sur la mobilisation des ressources internes à travers l’opérationnalisation du Code des impôts adopté en décembre dernier et la simplification des opérations de dédouanement, le développement du Partenariat public-privé, le recours au marché financier régional, le renforcement de la coopération sud-sud et le plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers pour solliciter des appuis budgétaires. Selon Edith Yaka, les «choix stratégiques» dans les dépenses concernent entre autres, l’anticipation des processus de passation des marchés publics, le renforcement du système de contrôle des projets et programmes, le renforcement de l’appui à la décentralisation et la poursuite de la réduction du train de vie de l’Etat.

En termes de chiffres, le budget 2018 est arrêté en recettes à plus de 2 018 milliards de F CFA et en dépenses à plus de 2 441 milliards. A entendre Mme le ministre, les investissements s’élèvent à 1 086 milliards de F CFA. «Les recettes totales sont en hausse de 12,17% par rapport à 2017 et de 21,87% pour les recettes propres. Les dépenses totales sont en hausse de 6,25% avec une hausse de 10,07% de dépenses du personnel et une baisse de dépenses d’acquisitions de biens et services de 1,12%», s’est-elle réjouie.

40% de masse salariale

Quant aux critères de convergence de la zone UEMOA dont il faut tenir compte, Mme Yaka a noté que le déficit budgétaire du Burkina Faso est de -4,9% (-6% en 2017) contre un déficit normative d’au plus -3% du PIB. L’encours de la dette sur le PIB nominal serait de 34,5% pour une norme inférieure ou égale à 70% et la masse salariale sur les recettes fiscales est de 40% contre une norme inférieure ou égale à 35%. Au titre de la dette intérieure, elle a relevé qu’un audit de l’ASCE-LC en 2016 a évalué le stock de dettes régulières et irrégulières (non respect des démarches règlementaires dans les passations de marchés) à 75 milliards de F CFA. A l’entendre, la dette régulière a été apurée en 2016 et la dette irrégulière en 2017.

«En 2018, nous avons prévu 17 milliards de francs pour apurer les arriérés que nous devons aux sociétés d’Etat», a-t-elle dit, avant de relever que l’Etat a tout de même enregistré des plaintes d’entreprises qui estiment que leurs dettes qui n’ont pas fait l’objet d’audit restent impayées. L’ASCE donc a été saisie à cet effet, a signifié Edith Yaka, et des audits seront faits pour situer l’Etat. A sa suite, les hommes d’affaires ont évoqué des préoccupations de divers ordres liées notamment au nouveau code des impôts, à la pression fiscale, aux innovations dans les procédures douanières, à l’insécurité au Burkina Faso, à l’apurement des dettes irrégulières… Avec l’appui des directeurs généraux des impôts et du budget entre autres, la ministre a apporté des réponses à ces préoccupations.

Avant le début des échanges, le président du Club, Philippe Prudent, a présenté le nouveau bureau élu en février 2018 et composé d’une dizaine de membres, suivi de la cooptation d’un nouveau membre, l’agence de communication AG Partners. M. Prudent a également évoqué, à la pelle, les propositions d’orientations du Club en vue de sa dynamique, son attractivité et sa visibilité pour en faire une référence. Il s’agit de la mise en place d’un comité de prospection de nouveaux membres et de la mise en place d’un cadre de concertation des membres pour l’élaboration de la feuille de route des deux prochaines années. A cela s’ajoutent, l’organisation de cocktails professionnels, un «sin tank» (laboratoire d’idées), les audiences auprès de partenaires, les liens avec d’autres clubs et l’organisation d’un dîner-gala de levée de fonds pour soutenir une cause.

Jean-Marie TOE
sidwaya

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