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Finances

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Les 120 000 agents de l’Etat seront payés en fin novembre

Les salariés de l’Etat burkinabè auront leurs salaires à la fin du mois de novembre 2014, a assuré le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances (MEF), Tibila Kaboré, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou.

Ainsi, selon le SG, l’insurrection populaire ayant entrainé la démission du président Blaise Compaoré n’aura pas d’impacts sur les salaires des fonctionnaires. Du moins, pour le mois de novembre. «Toutes les dispositions ont été prises pour que les salaires soient payés», a-t-il expliqué aux journalistes. Et d’ajouter que le ministère de l’économie et des finances étant structuré, tous les engagements nationaux et internationaux seront honorés, aussi bien en la présence qu’en l’absence de son premier responsable. En effet, suite à l’insurrection populaire de fin octobre 2014, nombreux sont les fonctionnaires qui se sont certainement interrogés sur le sort qui sera réservé aux salaires.

Dans certains milieux, les conversations étaient alimentées par des rumeurs de tensions de trésorerie, pouvant agir sur les salaires des fonctionnaires de l’Etat. Et c’est à juste titre que Tibila Kaboré a organisé la conférence de presse pour rassurer les uns et les autres.
La chaine des dépenses n’est pas atteinte

Le secrétaire général a reconnu qu’il y a une difficulté actuelle de débloquer de l’argent du trésor, mais s’est voulu rassurant quant au contenu des caisses de l’Etat. «La chaîne de la dépense n’est pas grippée. Elle n’est pas atteinte», a-t-il laissé entendre. Seulement, le ministère serait à l’épreuve de «toutes les vicissitudes », avec la précipitation des événements des 30 et 31 octobres et tout serait verrouillé au trésor, où on ne sort pas l’argent facilement.

Monsieur Tiblila a aussi indiqué que l’impact des dégâts lors des manifestations n’est pas aussi important sur l’économie du pays. «L’économie n’est pas à genoux», même s’il y a des réparations et des réfections à faire et que les services doivent être immédiatement fonctionnels à nouveau.
Le Canada a décidé de la suspension de son aide directe au Burkina Faso, en réclamant la mise en place d’une transition civile et d’un gouvernement démocratiquement reconnu. Abordant cet aspect, le SG du MEF a estimé qu’il n’ya pas lieu de dramatiser car à l’heure actuelle, il ne s’agit pas des volets de la coopération avec le Canada qui sont suspendus. Pour lui, à l’allure où vont les choses, la situation va bientôt se normaliser.

Alex KONE
Pour Les Echos du Faso

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