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L’économie nigériane tributaire d’une trop forte dépendance au pétrole

L’économie du Nigeria est sous pression alors que le prix du brut type Brent continue de chuter. La nouvelle plus grande économie d’Afrique paye un lourd tribut du fait de sa trop forte dépendance au pétrole. Avec la chute du taux de référence du baril de brut, le gouvernement a dû non seulement dévaluer sa monnaie, le naira, mais également réduire son budget 2015. Une situation dont les analystes estiment qu’elle aurait pu être prévue et évitée.

Il y a à peine quelques mois encore, le Nigeria célébrait son nouveau statut de plus grande économie du continent africain grâce à un PIB recalculé à 510 milliards de dollars. Mais malgré ce nouveau statut, les politiques du pays doivent subir de sérieux tests. Le pays vient tout juste de perdre 40 milliards de dollars, en raison de la dévaluation du naira, une mesure qui a fait suite à de fortes pertes de devises étrangères alors que le pays tentait de protéger sa monnaie contre une dépréciation, résultant d’une baisse des revenus liés au pétrole. Bien qu’il demeure la première économie d’Afrique, le Nigeria paye actuellement le prix de sa trop forte dépendance dans l’or noir et du fait qu’il importe presque tout ce qu’il consomme.

Les dirigeants sont à pied d’oeuvre pour éviter le déclenchement d’une crise financière. En l’espace de 3 semaines, la devise nationale a été dévaluée et le budget pour l’année prochaine a été revu deux fois à la baisse. De nombreux analystes estiment que l’approche du gouvernement a manqué pour le moment de perspective.

NIYI AKINSIJIU
Analyste financier

« Vous vous seriez attendus, de la part d’un gouvernement proactif, qu’il ait vu venir cela depuis cinq ou six ans. Les signaux tels que la chute des prix du pétrole existent depuis plus de six ans maintenant. »

Et pour compliquer encore davantage les affaires du Nigeria, les fonds qui auraient dû soutenir la devise dans un moment pareil, ont été dépensés au lieu d’être économisés. Les fonds provenaient d’un excès de revenus tirés de la vente de brut, mais elles ont été dilapidés.

NIYI AKINSIJIU
Analyste financier

« Les excès de revenus tirés du brut sont supposés servir de tampon institutionnel pour des moments comme celui-là. Nous disposons de moins de quatre milliards de dollars d’excès de revenus tirés du brut. »

Le gouvernement se tourne à présent vers l’imposition pour générer des revenus. Il va durcir sa position concernant l’évasion fiscale. Il prévoit également de taxer ce qu’il appelle les objets de luxe. Mais selon l’expert en fiscalité, Emeka Eze, cela pourrait rencontrer une forte résistance.

EMEKA EZE
Expert en fiscalité

« Vous pouvez utiliser cela comme l’instrument le plus fiable pour la stabilité économique, mais cela fonctionne dans la cas d’une économie transparente. Dans une économie sans transparence, vous êtes condamnés car il n’y a pas de culture de la fiscalité. »

DEJI BADMUS

« C’est une situation difficile devant laquelle se trouve le président Goodluck Jonathan, alors qu’il doit faire face à une farouche bataille pour sa réélection. Il tente de rassurer les Nigérians en leur soutenant que malgré la chute des revenus tirés du pétrole, il fera en sorte que l’économie demeure stable. Il reste à voir si cela résonnera dans les oreilles des Nigérians qui doivent débourser plus pour des produits qu’ils achetaient moins chers avant. »

Rédacteur:Jin Wensi |  Source:CCTV.com

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