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Le Nigeria, un géant africain fragilisé

En théorie, le Nigeria pourrait ne pas être considérablement affecté par la chute des cours du pétrole. L’or noir ne représente que 20 % de son PIB. Mais les autres secteurs d’activité, où domine souvent l’économie grise, contribuent très peu aux exportations et à la collecte fiscale de Lagos. Le pétrole fournit donc 90 % des ressources en devises et 75 % de celles du budget. Le Nigeria est d’autant plus déstabilisé par la nouvelle donne énergétique que son pétrole est particulièrement pénalisé par la concurrence du pétrole de schiste américain, lui aussi pauvre en soufre. Le Nigeria est d’ailleurs le premier fournisseur des Etats-Unis l’an dernier à avoir été évincé de ce marché clef. Conséquence d’un début de défiance pour la santé économique du pays, la monnaie nationale, le naira, a été très chahutée fin 2014, avant de se reprendre récemment. Ce qui a alimenté une inflation sur les produits alimentaires importés et obligé la banque centrale à gaspiller une part de ses réserves dans la défense de la monnaie. Elle a relevé les taux d’intérêt à l’automne dernier, à 13 %, pour la première fois depuis trois ans. Alors que se profile une élection présidentielle tendue, le 14 février prochain, Lagos a dû annoncer une révision de ses prévisions budgétaires et de croissance. Le budget avait été élaboré sur l’hypothèse d’un baril à 70 dollars et la croissance, qui dépassait 7 % an depuis 2004, a été ramenée à 5,5 % en 2015. C’était il y six semaines Depuis lors, le baril a encore perdu 18 dollars.

Yves Bourdillon
lesechos.fr

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