Connecte-toi avec nous

Finances

   |

Le ministère en mode ralenti

Le Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) observe depuis le mardi 10 juin un arret de travail pour exiger l’application du protocole d’Accord conclu il y a 3 ans.
Ville morte au ministère de l’économie ce mercredi: parking vide, bureaux fermés, l’ambiance était morose. Seuls quelques responsables presents géraient les instances. Le ministère a semble-t-il tourné au ralenti. C’est le constat qu’a pu établir le Reporter de « Les Echos du Faso ». En cause, sur appel du Synafi, les agents ont déserté leur poste pour observer une grève de 72 heures décrétée depuis le mardi 10 juin.
Revendications
Le syndicat incrimine la violation des termes de l’accord signé il y a 3 ans. Il pointe particulièrement du doigt plusoeurs points : Réduction des écarts du fonds commun; élargissement de l’indemnité de responsabilité à tout agent du ministère de l’Economie et des finances et son rappel pour compter de 2005; rappel de l’indemnité de logement de la période de 2008 à 2011; départ des policiers assurant la sécurité des locaux du ministère; arrêt de la chasse aux sorcières. Le Synafi égrène un chapelet de griefs contre sa tutelle pour justifier son mouvement de colère. Il estime par ailleurs que ces points contenus dans le protocole d’accord de juin 2011 n’ont pas été satisfaits par le ministère de l’Economie et des finances. C’est ce qui justifie sa grève de 72heures.

Dialogue
La directrice des Ressources humaines du ministère de l’Economie et des finances reconnaît qu’une telle grève démobilise les agents et aura des conséquences dans le traitement. Mme Ramata Sakandé n’exclut pas la voie du dialogue pour trouver un terrain d’entente. «(…) des propositions ont été faites au SYNAFI par rapport à quelques points de la plateforme, mais le syndicat n’a pas voulu. Donc, franchement je ne sais plus quoi dire vis-à-vis de cette situation. Sinon, le dialogue est possible, les autorités sont ouvertes pour trouver des solutions. Et pour preuve, chaque fois que le SYNAFI a voulu rencontrer les premiers responsables du ministère, nous sommes resté ouvert », a-t-elle espéré.

Laure KANTIONO

Annonce publicitaire
Lecture en continue

 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles