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Le coup d’Etat n’a pas affecté la note du Burkina selon Standard& Poor’s

Le coup d’Etat du 17 septembre a occasionné une perte de plus de 50 milliards au niveau du public. Au niveau du privé, selon le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, le manque à gagner se chiffre à plus de 55 milliards de FCFA au nu niveau du privé. L’évaluation sur la dizaine de jours de crise qu’a connue le Burkina Faso fait ressortir des pertes à hauteur de six milliards deux cent soixante-sept millions cent soixante-huit mille quatre-vingt-deux (6 267 178 082) francs CFA au niveau du secteur primaire, quinze milliards cent soixante-dix-sept millions neuf cent quarante-cinq mille deux cent cinq (15 177 945 205) francs CFA pour le secteur secondaire et trente-quatre milliards soixante-dix millions six cent quatre-vingt-quatre mille neuf cent trente un (34 070 684 931) francs CFA pour le secteur tertiaire. Le montant total des pertes s’évalue à cinquante-cinq milliards cinq cent quinze millions huit cent huit mille deux cent dix-huit (55 515 808 218) francs CFA. Selon le conseil des ministres du 08 octobre 2015, cette estimation ne tient pas compte des saisonnalités dans les secteurs secondaire et tertiaire et des jours non ouvrés où l’activité économique est en général plus intense. Les pertes globales se chiffrent donc à plus de 100 milliards de FCFA public et privé compris.

Malgré cette situation, l’agence américaine de notation Standard& Poor’s estime, dans un récent rapport, que le putsch n’a pas eu d’incidences réelles sur les perspectives du pays. L’agence est formelle : « Nous pensons que la récente agitation n’a pas eu de répercussions substantielles sur la capacité du Burkina Faso à rembourser sa dette ». Le pays conserve alors ses notes “B-/B” avec une perspective stable. Selon les dernières estimations de S&P, l’économie burkinabè devrait croître de 4 % cette année et 6 % l’an prochain, contre 4,5 % en 2014. L’agence table sur un déficit de -2,5 % et -4 % du PIB en 2015 et 2016 respectivement. L’endettement du pays devrait rester relativement stable à 29,6 % et 31,3 % du PIB en 2016 et 2016, contre 28,2 % en 2014. S&P estime que le processus de transition démocratique est sur la bonne voie. Elle s’attend, dans ce cadre, à ce que les élections législatives et présidentielles se déroulent dans un climat relativement paisible. S&P s’inquiète, cependant, de la faiblesse des institutions, de la vulnérabilité de l’économie burkinabé aux chocs extérieures et du risque d’assèchement de l’aide extérieure en cas d’échec du processus de transition démocratique.
Standard & Poor’s (S&P) est une filiale de McGraw-Hill qui publie des analyses financières sur des actions et des obligations. C’est une des trois principales sociétés de notation financière, avec des concurrents comme Moody’s, Fitch Ratings et Dagong. Ses origines remontent aux activités de son fondateur Henry Poor en 1860.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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