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L’architecte Diébédo Francis Kéré, sacré Etalon de la Diaspora

L’Association des Burkinabè vivant à Munich et Sympathisants a organisé une conférence de presse le samedi 14 juillet 2018 en marge du Forum National de la Diaspora. Objectif présenter un homme qui fait la fierté des Burkinabè de Munich, Diébédo Francis Kéré, un architecte à la renommée mondiale.

 

Francis Kéré est un architecte bien connu de son milieu pour l’esquille et la vision de ses chefs d’œuvre. Allemands d’origine burkinabè, il vient d’être honoré par le Président du Faso Rock Marc Christian Kaboré du trophée de l’étalon de la diaspora, avec quatre autres compatriotes, distingués lors du Forum National de la Diaspora tenu à Ouagadougou.

De ce qu’on sait de l’homme, né en 1965 à Gando un village situé à quelques encablures de Ouagadougou la capitale burkinabè, il s’est toujours inspiré de sa tendre enfance. En effet, son style de construction se sert de matériaux locaux afin de répondre aux besoins des populations tout en impliquant cette même population dans le processus.

Ses bâtiments sont réalisés à partir de la terre rouge locale, construits par des personnes formées sur place, et répondent aux besoins climatiques de la région – un système de toiture ventilée modère l’inconfort de la forte chaleur. Les charpentes suivent des plans conçus dans son agence à Berlin, des murs en voiles de terre banchée sont à l’étude. Tout cela associé à la logique bioclimatique qui est d’inspiration allemande.

Francis Kéré a travaillé comme professeur à Alma Mater à Berlin. Pendant l’été du 2012, Kéré a enseigné à l’Université du Wisconsin à Milwaukee et, dès l’automne 2012, il est professeur à la Harvard Graduate School of Design. En 2013, il devient professeur à l’Académie d’architecture de Mendrisio, en Suisse.

Francis

Des transferts de savoirs en perspectives

Des échanges avec les hommes de médias, Monsieur Kéré n’a pas tari de conseils à l’endroit des jeunes burkinabè. Pour lui, il faut sans doute la chance dans la vie pour réussir mais surtout le travail. C’est au bout des efforts qu’on obtient la récompense. Il a invité les jeunes à la patience et avoir une vision bien déterminée de leur avenir. Et c’est ainsi qu’on arrivé à se construire une bonne carrière bien réussie a-t-il martelé.

Très discret et humble, il a très peu parlé de ses nombreuses distinctions. Pourtant,  l’homme est sur un grand chantier au Kenya pour la famille Obama, du nom de l’ancien Président américain Barack Obama qu’il connait bien. Il a confié avoir participé à la conception de la nouvelle Assemblée Nationale burkinabè dont on dit bien des choses

En matière de projet pour le Burkina Faso, l’homme a confié vouloir organiser un système de transfert de savoirs entre ses équipes dans le monde et de jeunes burkinabè architecture. A la question de savoir s’il a  été sollicité par des promoteurs immobiliers et en matière d’urbanisme au Burkina Faso, précisément celui de la Cité de la diaspora, il a été clair. Il n’a pas été consulté et il ajoute avec un peu d’humour qu’il ne s’en plaint pas d’ailleurs.

Du reste, l’association des Burkinabè vivant à Munich et sympathisants fière d’une deux centaines de membres, a marqué leur fierté à l’endroit de ce manager de renom qui participe énormément à la vie de la communauté.

Les conférenciers ont saisi l’occasion pour solliciter le soutien des autorités politiques quant à la problématique de la double nationalité qui se pose au Burkinabè vivant en Allemagne.

 

 

Balguissa Sawadogo 

Ecodufaso.com/Ecodafrik.Com

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