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L’Après SIAO : Une seconde chance pour vendeurs-acheteurs

Après la 15e édition du SIAO, une nouvelle foire s’est installée du 5 au 11 novembre 2018 à l’espace vide derrière la mairie de Bogodogo à Ouagadougou, pour permettre aux commerçants de liquider leurs articles invendus avant de retourner dans leur pays d’origine. Une opportunité aussi pour les retardataires de se réapprovisionner.

Juste après la clôture officielle de la foire du Siao le 4 novembre 2018 à Ouagadougou, une nouvelle foire a été mise en place pour prolonger les bons moments de cette biennale. Même si les vendeurs et les acheteurs vaquaient tranquillement à leurs occupations, certains d’entre eux n’ont pas manqué de partager leur ressenti à ce propos.

« Je crois que cette foire d’après Siao vient à point nommé parce que beaucoup de clientes réclamaient son prolongement. Ce qui n’a pas été possible. Elles pourront donc acheter les articles qu’elles n’ont pas pu se procurer lors du Siao à cause des dispositifs de sécurité très élevés » a expliqué le promoteur de Bijoux Sublime du Benin, Monsieur Kalako.

A ces dires, par rapport aux ventes poursuit-t-il, nous pouvons dire que nous avons atteint nos objectifs et nous espérons revenir très bientôt à Ouaga pour d’autres foires encore plus prometteuses.

Sur la chute des prix comparativement à leur coût au moment du Siao, le vendeur précise : « Pour notre part, nos prix ne varient pas. Ils restent les mêmes parce qu’il faut savoir qu’il y a un coût de production. Ce n’est pas parce qu’une foire est terminée et qu’une autre a commencé que les coûts de productions changent. Les prix de vente ne changent pas. Nous sommes professionnels nous restons ici. Evidemment, les bénéfices restent pareils puisque nous n’avons pas changé nos prix. » Toutefois, on peut dire qu’en termes de charges d’exploitations, les charges sont moindres comparativement au Siao a-t-il déclaré.

 

Vue du stand Bijoux Sublime du Bénin

Vue du stand Bijoux Sublime du Bénin

 

Venant du Sénégal, Monsieur Seydou Gadou, visiblement mécontent n’est pas du même avis que son prédécesseur. Il avoue son insatisfaction. Notre souhait est de promouvoir l’artisanat au Burkina pas d’exposer nos produits d’art à la poussière. Même si on sait que c’est après le Siao qu’on gagne plus de clients qu’à l’intérieur du Siao a-t-il martelé.

Il raconte : « Au cours du Siao, il y a beaucoup de clients et visiteurs qui attendent les exposants dehors pour acheter au lieu de participer au salon à l’intérieur. Pour eux, déjà l’accès est cher, il faut payer les billets à 1000 FCFA, pourtant, nous savons que c’est difficile pour les clients.  Nos prix ont chuté et l’on a même changé les produits. Aussi, les visiteurs se plaignent chaque fois au Siao que la vie est chère donc nous aussi on suit leur demande. D’où notre présence à cet après Siao. »

Non loin de là, Drissa Sow, perdu dans ses achats, confie : « Personnellement vu l’affluence qui se présentait au Siao je n’ai pas pu avoir accès. C’est au dernier jour que je voulais assister à l’évènement. J’avais pris des tickets malheureusement je n’ai pas pu assister parce qu’il y avait trop de monde donc j’ai préféré venir faire mes achats aujourd’hui. »

L’enceinte du Siao n’est pas aussi grand. C’est pourquoi, l’évènement a refusé du monde. J’apprécie à sa juste valeur l’après foire surtout que l’entrée n’est pas payante, tout le monde peut rentrer se promener comme il veut. Vraiment nous sommes contents de cette foire car les prix sont abordables.

Originaire du Bénin, Monsieur Luc Mie Alieu représente l’ONG savoir d’Afrique. Devant lui se présentait un mélange de décoctions pour le traitement de maladies touchant les organes de reproductions notamment les phytos, les médicaments, les compléments alimentaires, etc.

Il explique qu’il a voulu participé au Siao mais pour des désagréments de dernières heures il n’y avait plus de place.  Il a voulu rattraper le coup avec cette petite foire pour communier avec la population a-t-il ajouté. Monsieur Mie Alieu a insisté que cette foire permettra à son ONG de mieux comprendre les besoins des burkinabè afin de s’installer définitivement   aux pays des Hommes intègres.

La prochaine édition du SIAO (16e) est prévue du 29 octobre au 8 novembre 2020.

 

Alima Kanadjigui (Stagiaire)

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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