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La filière maraichère au Burkina Faso : Un besoin de financement

La filière maraichère au Burkina Faso : Un besoin de financement pour moderniser le secteur

Le secteur maraicher ou secteur des fruits et légumes s’avère être une source énorme de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Au-delà de cette donnée, en saison pluvieuse, la filière dans toute sa chaîne permet la variation du panier de la ménagère en légumes et la sécurisation alimentaire de la population. Cela est bien profitable aux populations des zones arides comme le Nord et le Sahel du Burkina Faso. Mais s’il y a une problématique qui se pose plus que jamais aujourd’hui c’est celle du financement du secteur associé à ce paradoxe de la rentabilité du secteur et d’une demande pourtant forte.
Selon une étude de la FAO (Organisation des nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), la filière engendre près de 400 000 emplois, dont 100 000 occupés par les femmes sur une population active totale d’environ six millions d’individus. On note que sur les six millions d’actifs, 5,3 millions sont occupés dans l’agriculture. Quant à la production fruitière et légumière, elle représente 16,5% de la production de l’agriculture et 10,5% de celle du secteur primaire. « En valeur ajoutée, c’est près de six (6) milliards de FCFA, soit une contribution moyenne de 4,5% au produit intérieur brut du pays en 2002». Malgré ces chiffres encourageant la réalité sur le terrain ne suit pas tout à fait le pas.

« La maraicher culture… C’est ce que je sais faire de mieux »

« La maraicher culture est toute notre vie. Je suis née trouvée que mes parents occupaient déjà cet espace. Je ne suis pas allé à l’école. C’est ce que je sais faire de mieux. J’arrive à scolariser mes enfants avec mes revenus. Mais notre véritable problème c’est le manque d’eau après la saison pluvieuse. Ceux qui ont les moyens creusent des retenus d’eau comme notre voisin (un jardin témoin de la FAO NDLR) qui a utilisé les services de foreurs pour se faire des puits. Aussi l’aménagement ainsi que les outils pour le jardinage ne nous avantage pas. Nous utilisons toujours les vieilles méthodes de jardinage et d’arrosage faute de moyens » ces propos, sont ceux de Mme Ouédraogo, qui possède un espace côté Nord du barrage de Tanghin à Ouagadougou. Mais elle n’est pas seule sa belle-sœur qui occupe l’espace non loin de là vit la même situation. Mais à bien suivre de près elles confient toutes deux qu’un éventuel financement de leur activité pourrait mieux la rentabiliser. Mais la réalité en ait tout autre. Ces propos nous confortent notre idée selon laquelle même si certains acteurs du terrain produire plus la difficulté de manque de financement du secteur est réel. Jugé souvent secteur à risque, les institutions financières souvent pour des questions de garanties n’osent pas s’aventurer dans le financement de ce type de secteur. Pourtant l’offre est bien en deçà de a demande. Certain ministères comme celui de l’Agriculture, des Ressources Halieutiques et de la Sécurité Alimentaire, de la Santé, des finances, etc. tentent d’accompagner certains acteurs mais les attentes sont énormes par rapport aux actions mises en œuvre. En attendant un éventuel accompagnement technique et financier, Mme Ouédraogo et sa belle-sœur dont les difficultés n’empiètent pas sur la détermination compte sur la pluviométrie afin que les le barrage de Tanghin tienne un bon bout de temps pendant la saison sèches.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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