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La Côte d’Ivoire reçoit 94,7 millions de dollars US du FMI

Le Conseil exécutif du Fonds monétaire international (FMI) a achevé ce vendredi, la sixième revue de la performance de la Côte d’Ivoire dans le cadre d’un programme économique soutenu par un mécanisme élargi de crédit (ECF) avant d’approuver le décaissement de 94,7 millions de dollars américains en faveur du pays.

‘En achevant la revue, le Conseil exécutif a accordé une dérogation pour non-respect du critère de la performance continue sur la souscription ou la garantie de nouveaux prêts non concessionnels’, a déclaré le FMI, dans un communiqué de presse.

La décision du FMI va entrainer le déboursement de 65,04 millions de tirages spéciaux (soit environ 94,7 millions de dollars américains équivalant à 20% du quota).

À cela, il faut ajouter l’extension et l’augmentation de l’accès aux ressources du FMI en vertu de l’arrangement, à un montant de 189,5 millions de dollars américains pour la Côte d’Ivoire, (équivalant à 40% du quota), y compris un montant de 47,4 millions de dollars américains, (soit 10% du quota) pour satisfaire d’éventuels besoins supplémentaires en matière de balance des paiements générés par le plan de prévention contre le virus Ébola.

À la suite des discussions du Conseil exécutif du FMI sur la Côte d’Ivoire, le Directeur général adjoint et président en exercice du Conseil, Naoyuki Shinohara, a fait remarquer que les performances macro-économiques de la Côte d’Ivoire avaient été fortes.

Soulignant que les performances de la croissance économique du pays ont été fortes depuis 2012 et ont été parmi les plus élevées dans la région Subsaharienne, avec des revenus par habitant qui ont accru à presque 20%, M. Shinohara a déclaré : ‘les gros investissements publics ont soutenu la croissance et amélioré l’accès aux services publics. L’inflation reste modérée. La performance du programme dans le cadre du mécanisme élargi de crédit a été forte, ce qui s’est traduit par un bon classement du pays dans l’étude du Doing Busness 2015, ainsi que dans la bonne notation de la dette souveraine du pays durant le début de l’année 2014, et un rendement à taux faible dans le marché des obligations du mois de juillet 2014′.

L’engagement continu en faveur de politiques prudentes et des réformes structurelles seront nécessaires pour accroître les activités du secteur privé et pour soutenir une croissance élevée afin de réaliser les objectifs ambitieux déclinés dans le plan national de développement’.

Selon toujours M. Shinohara, une approche prudente par rapport à l’accumulation de prêts non concessionnels et une future consolidation de la gestion de la dette seront incontournables pour maintenir la stabilité macro-économique de la Côte d’Ivoire.

‘Les perspectives économiques à moyen terme de la Côte d’Ivoire restent positives, soutenues par de gros investissements publics et une croissance de l’investissement dans le secteur privé’, a-t-il ajouté, exprimant par ailleurs, sa conviction que le projet de budget pour 2015, qui comprenait en particulier une provision pour la prévention d’Ébola, a été marqué de manière appropriée par une expansion limitée du déficit budgétaire global pour pouvoir accommoder des investissements favorisant la croissance dans des projets d’infrastructures économiquement viables.

‘La mise sur pied d’un compte de trésorerie unique sera décisive pour aller de l’avant. Pour créer un espace fiscal nécessaire pour les infrastructures et les dépenses sociales, la priorité devrait être accordée à la collecte d’impôts et de recettes fiscales et à l’élimination des exemptions douanières’, a suggéré le Directeur général adjoint du FMI.

M. Shinohara a souligné que les autorités ivoiriennes sont en train de prendre des mesures nécessaires pour régulariser les arriérés dans la dette intérieure et pour payer les subventions retardées dans le budget pour le secteur de l’électricité, adoptant, en outre, des mesures supplémentaires pour améliorer la situation financière du secteur de l’énergie dans le moyen-terme.

‘Davantage de réformes structurelles sont nécessaires pour améliorer le climat des affaires et la gouvernance afin de promouvoir les investissements dans le secteur privé et de réduire la dépendance de la stratégie de croissance du secteur public’, a-t-il conclu.

Pana 07/12/2014
afriquejet.com

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