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La coopérative ivoirienne le Zagna réclame toujours une prime de certification que lui devrait le trader Armajaro

En Côte d’Ivoire, la coopérative le Zagna de Bangolo a interpellé le ministre de l’Agriculture, le conseil du café-cacao et le représentant résident de la Banque mondiale, pour la résolution du litige qui l’oppose aux sociétés Zamacom, Armajaro CI et Africa Sourcing Côte d’Ivoire sur la prime de certification Rainforest Alliance.

Dans un courrier, daté du 20 novembre 2014, adressé à plusieurs autorités et dont copie est parvenue à l’Agence Ecofin, la coopérative dénonce le non-paiement de cette prime de certification en dépit des affirmations d’Armajaro. La prime, dont le montant s’élève à plus de 166 millions de francs Cfa était destinée à récompenser la fourniture par la coopérative de 1162 tonnes de cacao produit selon les normes durables édictées par Rainforest durant la campagne 2009-2010. Cette livraison intervenait dans le cadre de la participation de la coopérative au programme ‘Armajaro Sustainable Certified Cocoa’ initié par le trader en association avec l’ONG Rainforest Alliance.

Selon les avocats de la coopérative, Armajaro qui a toujours affirmé avoir payé ces primes, n’a jamais apporté les preuves de ces règlements. «Nonobstant toutes les sollicitations dont elle a été l’objet de la part de la Coopérative le Zagna, Armajaro-CI n’a jamais daigné ni lui communiquer les preuves des règlements qui auraient été effectués au titre de la prime de certification susmentionnée, ni même lui indiquer l’identité des dirigeants de la coopérative qui auraient reçu les paiements allégués. Et ce, jusqu’à ce jour.» peut-on lire dans ce courrier. La coopérative qui n’hésite pas à aller plus loin, indique que, selon ses investigations, des malversations auraient été commises avec la complicité d’Armajaro dans le cadre de ce dossier.

La requête de la coopérative le Zagna vient relancer la polémique relative au paiement des primes de certifications par Armajaro. Pour rappel, cette situation avait conduit le conseil du café-cacao à suspendre les achats de cacao de la compagnie un peu plus tôt cette année. La suspension, qui a fait suite à la plainte de six coopératives, avait été levée sans préciser les motifs de cette décision. Brian Buckley, porte-parole d’Ecom Agroindustrial Corp, maison mère de Zamacom basée en Suisse et présidée par l’Espagnol Ramon Maria Esteve, avait alors confirmé avoir reçu de sa filiale, les preuves de ce règlement, sans toutefois les produire. La Société financière internationale s’était alors rangée du côté du trader.

Aaron Akinocho
agenceecofin.com

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