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La BRVM s’attend à recevoir 12 nouvelles introductions boursières dans les cinq prochaines années

Intervenant le 24 février 2016, dans un des panels du Bloomberg Africa Business And Economic Summit qui se déroule à Cape Town en Afrique du sud, Edoh Kossi Amenounve a annoncé que 12 nouvelles entreprises devraient s’introduire au cours des cinq prochaines années, sur la cote de la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA, dont il est le directeur général. Le responsable a aussi ajouté que trois de ces introductions devraient s’effectuer au cours de cette année 2016, dont 2 de la part de banques ivoiriennes, et une de la part d’une entreprise du secteur de l’énergie d’un des pays de la sous-région.

M. Amenounve n’a pas donné de détails sur ces entreprises dont les introductions sont attendues cette année. On notera toutefois, que fin décembre 2015, Bank Of Africa Mali a effectué une offre publique de vente de 400 000 actions au public et à ses employés. L’offre a été totalement souscrite et ces titres devraient rejoindre officiellement la cote de la BRVM d’ici le 31 mars 2016. A côté de cette introduction de BOA Mali, les deux autres banques attendues sur le marché financier ouest-africain sont NSIA Banque CI et Société Ivoirienne de Bank.

Selon une information rapportée le 17 juin 2015 par Reuters qui citait Jean Kacou Diagou, son directeur général, l’introduction en bourse de NSIA Banque CI était prévue pour la fin de l’année 2015. Les détails de l’opération n’ont pas été publiés, mais des sources introduites parlent d’une ouverture de 15 à 20% du capital. Dans le cas de la Société Ivoirienne de Banque (SIB), le gouvernement ivoirien à la fin du premier trimestre 2015, a cédé 39 % des 49 % de ses parts, au groupe marocain Attijariwafa Bank. Une des conditions inscrites dans l’accord de cession est celle d’offrir dans les 2 ans suivant la transaction, 12% du capital de la SIB sur la BRVM et 3% aux employés de la Banque. Pour ce qui est de l’entreprise énergétique, celle dans le secteur qui est annoncée dans un processus d’introduction est Eranove, la firme d’investissement actionnaire majoritaire entre autres, de la Compagnie Ivoirienne d’Electricité.

La BRVM en 2015 a affiché la première performance indicielle des marchés financiers africains, et a connu une hausse de sa capitalisation boursière. Certains analystes attribuent cette performance à trois facteurs. Tout d’abord, elle couvre un marché très peu dépendant du pétrole et n’a donc pas subi les revers liés au repli des prix mondiaux de cette matière première. Ensuite, le cacao la principale matière d’exportation de la première économie de cette sous-région, la Côte d’Ivoire, a généré de bons revenus. Ces deux facteurs, selon des analystes de S&P, ont attiré de nombreux investisseurs. Elle a aussi été un choix d’investissement rentable, affichant un rendement global en dollars US de 3,4% au 31 décembre 2015, en raison de la parité fixe entre le Franc CFA (devise local) et l’Euro (monnaie de référence), qui a permis de limiter les effets de la hausse du dollar américain.

Toutefois, ces bonnes dispositions à elles seules ne semblent pas suffire. Selon M. Amenounve, il faudrait encore plus d’incitations, pour permettre à l’Afrique subsaharienne de connaître au moins 10 introductions en bourse par année. Il a invité de ce fait les gouvernements des pays de cette région, à soutenir la croissance de leurs marchés financiers, en les associant à leurs processus de privatisation, et à encourager les capitaux investisseurs à faire de même au moment de leurs sorties d’investissement. On notera un rappel au gouvernement ivoirien qui prévoit la cession de ses participations dans 15 sociétés appartenant à des secteurs tels que les télécommunications, la banque, l’agro-industrie et les mines.

Côté performances, la BRVM connait depuis le premier janvier 2016 une très belle dynamique, animée par de forts volumes de transaction sur les titres Onatel, Sonatel ou encore Uniwax. Le compartiment obligataire n’est pas en reste, avec des volumes qui ont souvent franchi la barre du milliard de FCFA. Mais malgré ces performances intéressantes, la liquidité sur ce marché financier reste assez faible. Certains experts, notamment ivoiriens, estiment que le défi n’est pas seulement lié au modeste volume du flottant boursier. Il y a encore, selon eux, un gros travail à faire pour attirer et canaliser plus d’investisseurs potentiels, notamment dans le secteur de l’assurance et des fonds de pension, dont une majorité préfère se positionner sur des produits à rendements fixes.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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