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La Bourse de Paris va tenter de relever la tête en 2015, après une année sans éclat

Après une année 2014 sans éclat marquée par un retour de l’instabilité, la Bourse de Paris devrait rester prudente en 2015 tout en espérant une reprise plus dynamique pour soutenir les bénéfices des entreprises.

C’est «une année sans performance» qui s’achève après «deux années de forte hausse», souligne Xavier de Villepion, vendeur d’actions chez HPC.

Sur l’année, la cote parisienne a lâché 1,26% depuis le 1er janvier. Le CAC 40 avait engrangé 17,99% en 2013 et 15,23% en 2012.

L’absence de performance annuelle est en réalité «une réaction assez logique du marché», estime M. de Villepion.

Après avoir «anticipé la sortie de récession» dans la zone euro, il se retrouve à l’arrivée avec «une croissance molle», ce dont il a pris acte «à partir du deuxième semestre» 2014, indique-t-il.

Parmi les facteurs de déception, l’économie allemande, moteur de la croissance européenne, a connu un coup d’arrêt, ce qui a renforcé l’incertitude au sujet de la solidité économique de l’ensemble de l’Union monétaire.

«Le sentiment était peut-être exagérément optimiste sur la conjoncture européenne», explique de son côté Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse qui confirme que l’année est «séparée en deux».

L’enthousiasme affiché des opérateurs s’est traduit début 2014 par un attrait marqué pour les introductions en Bourse qui se sont multipliées – jusqu’à la surchauffe.

A la rentrée, certains dossiers ont fini par être reportés comme celui de Spie, l’un des champions européens des services techniques dans l’énergie et les communications, qui s’annonçait comme le plus important de l’année à la Bourse de Paris.

L’entrée en Bourse du groupe de blanchisserie industrielle Elis a, elle aussi, été décalée.

«Cet excès d’optimisme a conduit à un excès d’introductions et à une lassitude du marché, surtout à un moment où on a commencé à douter», fait remarquer M. Murail.

Indicateurs économiques en berne, incertitudes sur l’avenir des politiques monétaires puis dégringolade des prix du pétrole et crise financière russe en fin d’année ont eu raison de l’optimisme déjà chancelant des investisseurs.

Le spectre du retour de la crise de 2011, avec la convocation d’élections anticipées en Grèce, a donné le coup de grâce aux marchés qui ont traversé des séances agitées en fin d’année.

L’indice parisien a toutefois tenté de limiter la casse avant la trêve des confiseurs, en s’appuyant sur un discours toujours accommodant de la part de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Affichant sa prudence quant à une remontée prochaine de ses taux directeurs, la Fed a contribué à stabiliser les marchés qui avaient traversé plusieurs séances erratiques.

– La BCE pourrait frapper fort –

«Les phases d’euphorie laissant place à des phases de pessimisme très marquées sur des durées très courtes: c’est vraiment ce qui a caractérisé l’année», estime M. Murail.

Les marchés sont toujours «dans la main des banques centrales», commente M. de Villepion.

Ils comptent désormais sur la Banque centrale européenne pour sortir l’artillerie lourde face au risque de déflation et soutenir l’économie encore chancelante de la zone euro.

En 2015, l’institution de Francfort pourrait frapper fort en étendant son programme de rachats d’actifs aux dettes d’États, contribuant ainsi à doper les marchés.

L’année prochaine se présente d’ailleurs de façon «plus favorable pour les sociétés européennes qui bénéficieront du maintien de taux bas, de la réappréciation du dollar et de la baisse de l’énergie», soutient M. de Villepion.

Pour Alain Bokobza, responsable de l’allocation d’actifs chez Société Générale-CIB, la baisse des prix du pétrole «doit être comprise comme favorable à la croissance».

Les marchés actions seront en outre «particulièrement sensibles à la thématique des réformes dont l’exécution s’accélèrera en 2015», soutient-il.

Ils pourraient également bénéficier de la répercussion de la baisse de l’euro sur les profits des entreprises et de l’offensive de la BCE dont l’expansion de la politique «va être beaucoup plus intense en 2015», selon lui.

En clair, constate-t-il, après une «année perdue» en 2014, l’année 2015 s’annonce «bien meilleure».

AFP/20minutes.fr

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