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La Bourse de Paris va scruter les chiffres de croissance en zone euro

La Bourse de Paris, encore prudente malgré l’aide de la Banque centrale européenne (BCE), va scruter la semaine prochaine les chiffres de croissance dans la zone euro, lesquels devraient confirmer sans surprise la faiblesse actuelle de l’activité économique.

Au cours de la semaine écoulée, l’indice CAC 40 a perdu 1,02% et terminé vendredi à 4.189,89 points. Depuis le 1er janvier, ses pertes s’élèvent à 2,47%.

Le marché parisien a connu une semaine en dents de scie, démarrée en baisse, avant de se reprendre modestement, grâce à des bonnes nouvelles sur l’économie américaine et un discours rassurant de la Banque centrale européenne (BCE).

« Il n’y a pas vraiment de catalyseurs suffisamment forts pour que les marchés repartent clairement de l’avant », souligne Pascale Seivy, responsable du conseil en investissement chez Pictet.

« Le marché y voit relativement clair sur les banques centrales, à l’exception de la remontée des taux de la Fed, tandis qu’il n’y a pas grand chose à attendre en termes d’indicateurs économiques », explique-t-elle.

Le marché n’aborde pas en position de force le principal événement de la semaine prochaine que constituera la publication vendredi de la croissance pour le troisième trimestre dans la zone euro.

« Sur les marchés européens, l’amplitude de la hausse est d’une manière ou d’une autre limitée par les perspectives économiques (dans la) zone euro et le risque de déflation », explique Christopher Dembik, économiste chez Saxo Banque.

Les analystes s’attendent à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro ait stagné pendant le trimestre.

« Le ralentissement économique est probablement déjà dans les cours. Il y a déjà eu plusieurs avertissements sur la croissance européenne et le FMI comme la BCE ont revu en baisse leurs prévisions », prévient Pascale Seivy.

Il s’agit tout de même d’un événement à risque pour les marchés qui avaient nettement fléchi mi-octobre, justement en raison de vives inquiétudes concernant l’état de santé de l’économie européenne, après des indicateurs préoccupants en Allemagne.

Pour M. Dembik, « le seul aspect intéressant sera de savoir si l’Allemagne va finir l’année en récession ou proche de la récession ».

Une mauvaise nouvelle serait de nature à alimenter les espoirs d’un nouveau geste de la BCE.

Cette dernière a d’ailleurs fait un pas de plus vers de nouvelles mesures à l’issue de sa réunion de jeudi dernier, puisqu’elle va travailler à « la préparation en temps et en heure de nouvelles mesures, au cas où elles s’avéreraient nécessaires ».

Le flou persiste toutefois sur la nature de ces actions, potentiellement des programmes de rachat de dette d’entreprise ou publique, ainsi que sur le calendrier.

« Draghi a maintenu le cap mais le marché a bien intégré qu’il y a une marge entre le fait de dire qu’on va en faire plus et l’action elle-même », rappelle M. Dembik.

De l’autre côté de l’Atlantique, l’agenda économique s’annonce très mince, la plupart des indicateurs étant concentrés sur vendredi avec les ventes au détail pour octobre et la confiance des consommateurs pour novembre.

Les dernières statistiques tendent à confirmer que l’économie américaine va beaucoup mieux, comme l’ont démontré les récents chiffres de croissance pour le troisième trimestre.

Enfin, la saison des résultats d’entreprises touche à sa fin en France, même si quelques poids lourds de la cote vont dévoiler leurs chiffres d’affaires ou leurs résultats, à l’image de Bouygues, EDF, Vivendi ou Airbus.

Ces résultats sont importants puisque « les marchés repartiront seulement si on a des bonnes nouvelles concernant l’économie réelle », rappelle Pascale Seivy.

Jusqu’à présent, les publications d’entreprises ont été diversement accueillies et n’ont pas constitué un réel facteur de soutien pour les marchés.

AFP/boursorama.com

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