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La Bourse de Paris marche sur des oeufs avant la prochaine réunion de la BCE

La volatilité devrait rester de mise la semaine prochaine à la Bourse de Paris avant une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, les investisseurs étant de plus en plus certains que de nouvelles mesures seront au rendez-vous.

La BCE a désormais les coudées franches pour renforcer son soutien à l’économie fragilisée de la zone euro, après l’avis positif rendu mercredi par la justice européenne sur son programme de rachats d’actifs présenté en 2012.

« La voie est libre désormais pour que la BCE annonce un programme de rachat de dettes souveraines la semaine prochaine », indiquent dans une note les économistes de BNP Paribas.

L’institution monétaire de Francfort est sous pression pour ouvrir les vannes de l’assouplissement monétaire et faire face au risque de déflation, de plus en plus menaçant.

Les prix ont baissé de 0,2% en décembre dans la zone euro sous l’effet de la chute des prix de l’énergie, selon une première estimation, pour la première fois depuis octobre 2009 (-0,1%). Si elle se prolonge, la zone euro entrera dans une période de déflation.

« Ne serait-ce que pour une question de crédibilité, le +QE+ (assouplissement monétaire, ndlr) souverain semble inévitable », estiment les économistes d’Unicredit.

Le Français Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, a confirmé que l’institution étudiera un rachat d’obligations souveraines lors de sa réunion du 22 janvier.

Dès lors, « l’enjeu majeur pour (la BCE) sera de ne pas décevoir les investisseurs », préviennent de leur côté les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.

Confortant les marchés dans l’idée qu’une nouvelle action était sur le point d’être menée, la Banque nationale suisse a annoncé jeudi l’abandon de son taux plancher, l’axe principal de sa politique monétaire depuis plus de trois ans, déclenchant une montée en flèche du franc suisse et une véritable tempête en Bourse.

Cette décision a été « le fait marquant de la semaine », estime Jean-Louis Mourier, économiste du courtier Aurel BGC, et n’a fait qu’accentuer les creux et les bosses qui se succédaient sur la place parisienne depuis plusieurs séances.

Le CAC 40 a finalement gagné 4,80% sur la semaine écoulée pour terminer à 4.379,62 points vendredi. Depuis le début de l’année, l’indice parisien a progressé de 2,5%.

« Le marché se tient plutôt bien », estime M. Mourier, qui constate par ailleurs que « la baisse des cours du pétrole pèse lourdement sur les marchés américains, beaucoup moins sur les marchés européens ».

Selon lui, « les mouvements de taux de change » à l’oeuvre depuis plusieurs semaines et qui ont été accentués par la décision de la BNS ont en outre « un impact positif sur les places européennes et sur Paris ».

Les mouvements qui se traduisent notamment par une baisse de l’euro vont « commencer à se voir dans les résultats d’entreprises », anticipe-t-il.

La saison a démarré aux États-Unis et va prendre progressivement de l’ampleur en Europe.

Dans ce contexte, les indicateurs attendus la semaine prochaine devraient globalement passer au second plan, poursuit M. Mourier.

Les banques centrales domineront la semaine avec, outre la BCE, le compte-rendu de la dernière réunion de la Banque d’Angleterre et une réunion de la Banque du Japon mercredi.

Côté indicateurs, le baromètre ZEW de la confiance des milieux financiers en Allemagne sera à l’agenda mardi ainsi que la croissance en Chine en 2014 alors que des indicateurs d’activité sont prévus vendredi en Chine, aux États-Unis et en zone euro.

AFP/boursorama.com

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