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Jus de fruits : Un marché juteux !

Jus de mangue, de gingembre, de tamarin, hochata, d’orange,… On en rencontre de toutes sortes au Burkina Faso. Ces jus naturels sont faciles à fabriquer. Des hommes et des femmes en produisent donc en quantité qu’ils revendent. On en rencontre aussi dans les séminaires, mariages, présentations de vœux et activités diverses. Certains même préfèrent ces jus naturels aux boissons classiques. C’est une véritable activité commerciale. Dans certains restaurants de la place, les bidons de 1,5 litre de jus naturel qui se vendent à 300 FCFA dans la rue, coûtent au bas mot 2000 FCFA soit 500FCFA le verre ! A côté de ces jus naturels, il y’ a d’autres types de jus mis en bouteille sur le marché. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer Bravo Star, fabriqué au Bénin par des Burkinabè. Il s’agit, selon ses promoteurs, d’un « pur jus d’ananas riche en vitamine A, B et C ». Extrait à partir d’ananas naturel, iI stimulerait le pancréas, purifierait le sang et interviendrait dans la dissolution de toute sorte de calculs. Les ingénieurs agro-alimentaires de la structure productrice affirment que les jus Bravo star sont sans additif et sans adjonction de sucre.

En 2011, Dafani S.A, la principale unité industrielle de transformation de fruits, située à Orodara, à l’Ouest du pays, a repris sa production après une année de fermeture pour des raisons économiques. Les produits Dafani sont des jus de mangue, d’orange, de cocktail aux prix de 600 francs CFA et 1000 francs CFA. Ils sont très prisés par les Burkinabè. Parmi les transformateurs, nous avons aussi DELICIO essentiellement pour la production de jus de fruits pour le marché local, l’entreprise NOOMDE pour les jus de fruits, la production de sirop et de confitures pour le marché local, etc.

Jus de fruits Bravo

De façon générale, la filière évolue dans un contexte fait d’opportunités et de contraintes. En termes d’opportunités, les fruits produits localement sont de bonne qualité. Le marché local est susceptible d’absorber la totalité des fabrications locales de jus de fruits. Le marché à l’export pour les jus de fruits s’ouvre et présente des potentialités importantes notamment dans la gamme des produits biologiques pour laquelle le Burkina peut et doit se qualifier. En termes de retombées économiques, Dafani affichait un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de francs CFA en 2013 par exemple. Au même moment, son capital est passé de 750 millions de francs CFA à 2,250 milliards de francs CFA.

Au niveau des difficultés, il faut évoquer la saisonnalité des produits : les mangues, les oranges, les ananas, les bananes, les citrons, les mandarines, les pamplemousses,… ne peuvent être disponibles qu’une période de l’année. Il y’a aussi la méconnaissance des attributs (vertus) des jus de fruits, le mauvais conditionnement des produits : conditionnement inadapté et peu valorisant (packaging et présentation), logistique inadaptée, le manque et/ou l’insuffisance de professionnalisme chez les transformateurs, la concurrence des produits concurrents importés… A ce propos, le marché est parfois inondé de jus de fruits et de boissons de provenance douteuse. Il y’a donc lieu d’être vigilant pour préserver la santé des consommateurs et améliorer la compétitivité des produits burkinabè car les fruits et légumes rapportent plus de 10 milliards de FCFA par an à l’économie nationale.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/ Groupe Ecodafrik

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