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Journée de l’inclusion financière : Des recommandations pour une inclusion financière effective au Burkina Faso

L’accès à un compte d’opérations courantes constitue la première étape vers une inclusion financière. La toute première journée de l’inclusion financière s’est tenue à Ouagadougou, le 30 octobre 2018, sous le signe « Quelles synergies d’actions entre établissements de crédit, systèmes financiers décentralisés et sociétés d’assurance pour une inclusion financière effective au Burkina Faso ».

Au Burkina Faso, 39% des adultes sont exclus financièrement, c’est-à-dire qu’ils n’utilisent aucun produit ou service financier, ni formel ni informel, pour gérer leurs finances, 21% utilisent seulement des mécanismes informels, selon l’enquête FINSCOPE de 2016.

Cette 1ère journée sur l’inclusion financière est l’œuvre des faitières de l’association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), de l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Burkina Faso (APSFD) et de  l’association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina Faso (APSAB). « On a initié cette journée pour permettre à la majorité de nos populations d’avoir accès aux services financiers bancaires et des assurances à un prix abordable » a précisé le président de l’APBEF et Directeur général de Orabank, Martial GOEH-AKUE.

Le taux de bancarisation progresse de 2,5%  par an au pays des Hommes intègres.  Aujourd’hui il est à 22% contre une moyenne de 16%. En effet, « L’accès à des produits et services financiers, facilite le quotidien et aide les ménages et les entreprises à anticiper le financement à long terme  et ou à faire face à des imprévus» a expliqué la secrétaire d’Etat, Pauline Zouré, représentant le ministre de l’économie des finances et du développement, sur le bien-fondé des produits et services financiers.

Une photo de famille entre acteurs

Une photo de famille entre acteurs

Le secteur de la micro-finance se professionnalise de plus de plus avec le refinancement des banques. Il existe 15 banques au Burkina Faso, avec une progression  des ressources de l’ordre de 12% l’an, progression de crédit  de l’ordre  de  7 à 8%  l’an, avec un PIB qui est de  7%.

Il faudra travailler de sorte à atteindre un taux de bancarisation de l’ordre de 60%.   Cela va faciliter d’abord  le développement de la base et cela va créer de la synergie au niveau de la croissance économique et cela va créer donc un meilleur  Burkina, a confié le président de l’APBEF.

L’inclusion financière fait désormais partie des priorités des décideurs politiques, des organismes réglementaires et des organisations de développement du monde entier. Les recommandations issues de cet atelier, viendront enrichir  le plan d’action du gouvernement burkinabè dans l’élaboration de sa stratégie d’inclusion financière à travers le PNDES.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Alima Kanadjigui (Stagiaire)

Ecodufaso.com /Ecodafrik.com

 

Encadré : Aperçu statistiques de l’inclusion financière au Burkina Faso

L’accès aux services financiers est considéré comme un facteur de progrès pour sept des 17 Objectifs de développement durable. Au Burkina Faso, toujours selon les données de l’enquête Finscope, la région du Centre est la plus formellement exclue avec 81%, suivie des Hauts-Bassins avec 50%. La région de la Boucle du Mohoun a la plus forte proportion d’adultes (35%) avec d’autres produits formels (non bancaires). La proportion de population exclue la plus élevée se situe dans la région du Centre-Est avec 70%, suivie par la région de l’Est. En revanche, les épargnes sont globalement plus élevées dans les régions du Centre et du Sahel (72%), du Centre-Sud et du Plateau Central (67%) grâce à des économies informelles dans le bétail.

De l’avis des enquêteurs, le niveau d’instruction  des clients et l’éducation financière constituent des problèmes réels au Burkina Faso. L’interaction avec les produits financiers tels que l’assurance est rendue difficile par manque d’éducation financière. Toutefois, ils estiment que l’épargne est le principal moteur de l’inclusion dans ce pays. Ce qui est largement guidé par les mécanismes informels et ceux qui ont des comptes d’épargne.

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