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Développement

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Journalisme d’investigation : Renforcer les compétences des médias du Sahel

Une vingtaine de journalistes ont été formés sur le journalisme d’investigation (Photo de famille)

 

L’ère du numérique a facilité non seulement l’accès à l’information mais également sa production. Le monopole de la production de l’information n’appartient plus seulement qu’aux médias. A cet état de fait, s’ajoute la crise sécuritaire qui prévaut au Sahel. C’est l’actualité qui fait couler beaucoup d’encre en ce moment, d’où la nécessité de renforcer les capacités des médias du Sahel, à s’investir dans la recherche de l’information, afin de se démarquer de l’amateurisme.

C’est sur cet élan que l’organisation de développement IREX, en partenariat avec le Bureau des affaires africaines du Département d’Etat des Etats unis d’Amérique, avec le soutien de son ambassade à Ouagadougou a initié une formation sur le journalisme d’investigation du 18 au 22 mars 2019, à Ouagadougou. Monsieur Hamadou Tidiane Sy et Monsieur Boureima Salouka se sont entretenus avec une vingtaine de journalistes venus du Mali, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie et du Burkina Faso, sur le sujet  à Bravia Hôtel.

Au Burkina Faso, l’histoire du journalisme d’investigation est intrinsèquement liée à celle du journaliste d’investigation Norbert Zongo. Enquêter, vérifier et révéler, ce sont là, les maîtres mots du journalisme d’investigation. Selon le formateur Hamadou Tidiane Sy, on parle d’investigation parce que le sujet est difficile, complexe, sensible et dont l’objectif est le changement.

Quelles sont les principales étapes à suivre pour une investigation ?

Le travail d’investigation se construit en 4 étapes. Il s’agit de l’identification du sujet, la phase de la préparation, du travail de terrain, du traitement et de la production. Qu’y a-t-il à révéler ? C’est la question à laquelle le sujet à traiter doit répondre. Il revêt  un intérêt public, il doit être nouveau et faisable. Après l’authentification du sujet, le journaliste d’investigation doit identifier les sources, faire une recherche documentaire et établir un plan de travail.

Le travail de terrain consistera à observer et noter, interroger et confronter les sources. Avant de traiter les informations, il est nécessaire d’organiser ses idées, en les sélectionnant, en hiérarchisant, en vérifiant les informations et en retournant vers les sources. La phase de la rédaction ou de la production consistera à suivre l’angle choisi, tout en ayant un bon rendu.

La senior Program Officer à IREX (International Research & Exchanges Board) Sarah Bushman, a soulevé la préoccupation de son institution à la sécurité des journalistes issus de la zone G5 sahel. « Votre travail est important pour le monde d’un point de vue de l’accès à l’information. Sans ce travail, il y’aura un important manque à gagner. Nous envisageons d’autres formations pour atténuer les risques auxquels sont exposés les journalistes. Nous espérons créer prochainement davantage de ponts entre les journalistes du G5 Sahel. » a-t-elle laissé entendre.

Les journalistes ont par ailleurs manifesté leur satisfaction quant à la qualité de la formation et la nécessité pour un journaliste d’investiguer.

Le Conseil international de la recherche et des échanges (IREX) est une organisation internationale à but non lucratif spécialisée dans l’éducation et le développement mondiaux. IREX travaille avec des partenaires dans plus de 100 pays.

 

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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