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Jean Marie Bouda, l’architecte marbrier qui a conquis la Turquie

Jean Marie Bouda, l’architecte marbrier qui a conquis la Turquie : « Nous sommes disposés à accompagner l’Etat burkinabé dans la création de centaines d’emploi pour les jeunes »

Du policier au marbrier, cela sonnera comme une ironie mais c’est bien l’itinéraire de notre brave artisan.
Le travail de marbrier et du tailleur de granit se situe à mi-chemin entre celui du bâtisseur et celui du sculpteur qui découpe, taille, poli et pose le marbre et le granit destinés à la construction, à la décoration et à la restauration de monuments, d’escaliers, de cheminées ou de stèles funéraires.
L’artisanat regorge de métiers fascinants. Burkinapmepmi.com, le portail d’informations économiques vous amène découvrir le métier de « marbrier » à travers le portrait d’un artisan burkinabé, architecte marbrier, résidant en Turquie.

Le marbre est une roche métamorphique dérivée du calcaire, existant dans une grande diversité de coloris. En terme de marbrerie, « marbre » désigne une pierre calcaire ou carbonate de chaux à cassure grenue, extrêmement dure et solide, difficile à tailler et qui reçoit le poli.

Du policier au marbrier, cela sonnera comme une ironie mais c’est bien l’itinéraire de notre brave artisan.

En effet, c’est un métier qui n’a plus de secret pour Jean Marie Bouda, ce burkinabé né en aout 1980 à Abidjan (Cote –d’Ivoire). Après avoir exercé au sein de la Compagnie Républicaine de Sécurité, il décida de partir à l’aventure, pour se retrouver en 2007 en Turquie.

« Je pensais qu’une fois en Turquie, je pourrai exercer comme Agent de sécurité ou de convoyage » confie-t-il. Mais vite pour lui, illusion sera égale à désillusion, car il connaitra toutes les vicissitudes de la vie.

« Mon seul souhait était de retourner au pays, car même se nourrir devenait un problème » affirme t’il. Jusqu’au jour où il découvre un atelier de marbre et de granit qui attira sa curiosité et c’est ainsi que le métier de marbrier et de granit deviendra sa passion.

L’apprentissage du métier est long, et il faut beaucoup de pratique avant de pouvoir tailler le marbre ou le granit avec aisance.
« Au début de mon apprentissage, j’ai beaucoup souffert, mais au bout de quelques mois, ma volonté et ma curiosité ont pris le dessus sur ma souffrance et m’ont permis de connaitre et travailler le marbre et le granite » dire-t-il à Burkinapmepmi.com.

Le Burkina Faso regorge des ressources naturelles comme l’or, le manganèse, la bauxite, le zinc, mais aussi, on trouve un peu partout le marbre et le granit.
Cependant, le métier de marbrier est méconnu par beaucoup de personnes.

Le métier …
Le marbre est considéré comme une appartenance à la noblesse et très vite notre « burkinibila* » qui n’était pas prédestiné à ce métier, fera parler de lui. Preuve que dans la quête du savoir et du bien-être, l’on peut aboutir à une profession à laquelle on n’y avait jamais songé, ni même en rêve.

« En Turquie, je me suis concentré sur la taille du granit et du marbre. Je faisais des revêtements de sols pour des particuliers, des cuisinistes, aménagements de magasins, de propriétés d’habitation, des fontaines publiques, des espaces religieux (mosquées, églises….), etc. »

Avec mon patron, nous faisions également des exportations des blocs de marbre et du granit vers des pays comme l’Inde, l’Italie, l’Iran, etc.
« Mon meilleur souvenir en Turquie fut la construction de la fontaine de l’Université d’ISPARTA avec pose de marbre et granit. Le plan paraissait difficilement réalisable. Mon patron m’a fait confiance et j’ai su prendre les choses en mains. Au final, le travail a été bien réalisé avec des dimensions en double. Ce fut mon plus grand succès et j’ai même eu le privilège d’être interviewé par un journaliste turc. » a-t-il ajouté.

Pour travailler dans ce métier, il faut de la patience et de l’attention. Les blocs de marbre et de granit sont lourds et difficiles à porter et à manipuler. Il faut faire preuve d’une grande force physique. Le marbrier doit avoir un grand sens artistique pour donner à la pierre des formes géométriques et décoratives.
« Les conditions de travail du marbre et du granite sont très difficiles surtout pour la construction des fontaines et des monuments. Mais une fois l’initiation faite, cela devient passionnant » dira notre architecte.

« Conquérir les marchés africains et internationaux » ?

De retour au pays, Jean Marie Bouda compte apporter sa contribution à la valorisation du métier et « développer davantage le marché des mosaïstes ». Le marbre et le granit se trouvent partout au Burkina Faso et Bouda compte partager son talent du marbre et du granit à la jeunesse du Burkina.
Le métier de marbrier a de l’avenir au Burkina et pour que cela soit effectif, il faut d’abord que les gens sachent ce que c’est que le marbre.

Il existe plusieurs types de tailleurs marbrier et de granit. Par exemple, il ya le tailleur marbrier spécialisé dans le travail des marbres, pour des travaux de dallage, des cheminées ou des monuments funéraires. Le tailleur graveur qui maîtrise la calligraphie et le dessin et, enfin, le tailleur façonnier qui réalise des cheminées à partir de plans d’architecte.

« J’apprendrai donc le métier aux jeunes et je créerai de l’emploi par la même occasion » assure-t-il.

« Un centre de formation et d’apprentissage aux métiers de marbrier et de granit permettra d’exploiter judicieusement nos carrières mais surtout de créer des centaines d’emplois pour les jeunes burkinabé. Pour mener à bien ce projet, je fais appel à tout partenaire soucieux du développement social et économique du Burkina Faso » a confier Bouda Jean Marie qui a déjà soumit son projet à la Compétition des Plans d’Affaires (#COPA 2015).

« Je suis conscient que la route est longue mais on va y arriver » renchérit-il.

Source : Burkinapmepmi.com

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