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Jean Luc BAMBARA initie les jeunes aux arts

L’artiste sculpteur Jean Luc BAMBARA dont la réputation transcende les frontières nationales, fait de la promotion des arts plastiques son cheval de bataille. En 2011, il crée l’association nationale des artistes plasticiens du Burkina Faso en abrégé « association Barso » en vue de maximiser son engagement. Aujourd’hui, il se donne corps et âme pour la cause des enfants déshérités. Il les initie aux arts afin de favoriser leur insertion socio-économique et professionnelle.

L’association Barso dispose d’un centre de formation dénommé Espace Culturel Barso (ECB) depuis 2011. Cet espace vient combler un vide juridique. En effet, du fait de la pauvreté, des millions de jeunes burkinabè sont désemparés et sans réelle perspective d’avenir. Certains, renvoyés très tôt de l’école du fait de la pauvreté de leurs parents se retrouvent dans la rue, exposés à toute sorte de vices (Banditisme, délinquance,…). Parmi eux, il s’en trouvent pourtant qui sont pétris de talent dans le domaine des arts. Ils n’attendent qu’une perche pour pouvoir s’affirmer. L’espace a été crée pour leur venir en aide. En ce sens, confie Jean Luc BAMBARA, « ECB se veut un cadre polyvalent de formation et de perfectionnement en arts plastiques. Son ambition est de faire émerger des créateurs bien formés, aptes à faire face aux défis de la mondialisation. Dans cette logique, l’espace œuvre à éveiller le talent artistique des enfants déshérités, non scolarisés en les formant aux techniques modernes de sculpture et d’arts plastiques pour leur réinsertion socio-économique. Il contribue aussi à valoriser le patrimoine culturel matériel et immatériel du Burkina Faso, et à promouvoir l’entreprenariat culturel ».

association Barso 2A ce jour, plus de 50 jeunes ont été formés par l’ECB. Ils sont maintenant installés à leur propre compte tout en demeurant rattachés à l’Espace qui leur fait appel en cas de besoin ; pour des grandes réalisations. Les jeunes formés peuvent ainsi se perfectionner et avoir accès à des ressources pour leurs projets. Dans le même ordre d’idées, des enfants déshérités sont régulièrement initiés aux arts. Leur identification se fait par l’équipe technique et pédagogique de l’espace. En fonction des prédispositions et du talent de chaque enfant, il est orienté dans l’une des filières d’art plastique (dessin, sculpture, batik, peinture,…) afin d’approfondir ses connaissances. L’ECB s’investit également dans la formation en montage de projets, entreprenariat culturel, communication et marketing artistique. L’espace est en outre ouvert pour des prestations artistiques, des expositions, des visites guidées… L’espace sert enfin de cadre pour la formation d’étudiants de l’Université de Ouagadougou et de l’école nationale d’administration et de magistrature (ENAM). L’artiste a un cri du cœur : « Afin de réussir sa mission qui est de favoriser la formation et la réinsertion sociale des enfants déshérités, l’ECB a besoin d’appuis techniques et financiers conséquents. Appel est donc lancé aux partenaires sensibles à la cause des enfants en situation difficile. Il faut leur offrir toutes les chances de réussir dans la vie et être des citoyens utiles à leur communauté et à leur pays.

Un artiste interplanétaire

association Barso 3Des Etats-Unis à la Hollande, en passant par l’Espagne, la France,… Jean-Luc Bambara émerveille par son art. Ses sculptures, expression d’une conscience de soi et du monde, invitent l’esprit à la contemplation. Sa magnifique histoire avec cet art plastique commence depuis sa tendre enfance. Par la suite, il se retrouve au Centre voltaïque des Arts (CVA) ; aujourd’hui Centre National de l’Artisanat d’Art (CNAA). Pendant six ans, Jean-Luc Bambara s’initie à la sculpture. Cette formation sera étoffée par des stages de perfectionnement aux Etats-Unis, en Espagne et en Allemagne. Ses premières œuvres lui procurent une intense sensation. En 1982, soit à 19 ans, il ouvre son atelier. Son style accroche. Les sollicitations sont nombreuses. Jean-Luc Bambara réalise la sculpture du chemin de croix de la Cathédrale de Ouagadougou. Il est également le sculpteur de nombreuses œuvres faites de bas reliefs et rondes bosses (sculptures des saints) dans plusieurs Eglises du Burkina, de la sous région et d’Europe. En outre, le monument en bronze composé de cultivateurs et d’un batteur de tam-tam qui trône devant le siège d’Ecobank (en face de la Place des cinéastes), le notable en bronze de plus de deux (02) mètres dans le hall du siège de UBA, etc. sont à mettre à son actif. Depuis plus de 30 ans, il réalise de grandes œuvres qu’il expose régulièrement aux quatre coins du monde tout en participant aux rendez-vous culturels internationaux. En partenariat avec l’Université de Séville (Espagne), l’artiste dispense des cours à l’académie des Beaux Arts de cette ville. De façon générale, les thèmes abordés par l’artiste vont de la fragilité (une mère qui perd sa grossesse), à la maternité en passant par l’intimité, etc. C’est une façon pour lui d’être témoin de son temps dans une société en pleine transformation. Dans ses sculptures, l’esprit du masque apparaît également. Motif, pour Jean-Luc Bambara, l’oeuvre d’art ne doit pas être appréhendée simplement par la seule raison. L’irrationnel, le supra sensoriel est aussi un critère essentiel de la créativité. Les caractéristiques stylistiques de ses sculptures sont la prédominance des contours, l’accentuation des traits marquants du visage avec un emploi discret des lignes. Il travaille sur les contrastes. Jean-Luc Bambara sculpte sur la pierre, le bois, le bronze et d’autres matériaux. Engagé dans un combat philanthropique, il mérite le soutien nécessaire.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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