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Investissement minoritaire au Burkina Faso : Un atelier de sensibilisation des acteurs économiques et du monde des affaires

L’Agence burkinabè des investissements (ABI), dans sa mission de promotion des investissements étrangers et nationaux de la diaspora, accompagne également les acteurs du développement économique du Burkina Faso. Elle a, en partenariat avec le Secrétariat permanent de la Commission nationale de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (SP/CONAHADA), organisé le 17 novembre 2020 à Koudougou, un atelier de sensibilisation des acteurs économiques et du monde des affaires, à la protection des investissements minoritaires.

Cet atelier vise à donner aux acteurs économiques, une bonne connaissance des droits des actionnaires dans la gouvernance d’entreprise en général et des dispositifs légaux, protégeant les investisseurs minoritaires contre les conflits d’intérêts en particulier.

« Il était important pour ma structure, de porter à la connaissance des milliers d’acteurs, l’ensemble des dispositifs susceptibles de réaliser des investissements au Burkina Faso », a fait comprendre la directrice générale de l’ABI, Huguette Bama. Il s’agit d’apporter plus de connaissances aux opérateurs économiques, permettre la diffusion des différents mécanismes qui peuvent les accompagner sur le plan juridique et prévenir la survenue de certains conflits et difficultés.  

Parler de l’actionnaire minoritaire, c’est évoquer la notion de partenariat, d’association dans les affaires, a laissé entendre la Directrice générale de l’ABI.

De son avis, un investisseur peut avoir 5% voire 90% de capital et celui minoritaire en général, peut se sentir comprimé, s’il n’a pas pris un minimum de précaution sur le plan juridique. « C’est à ce niveau que peuvent survenir des conflits, alors qu’il y a des mécanismes au niveau des textes réglementaires, qui peuvent être utilisés pour assurer cette protection », a-t-elle ajouté.

Selon l’agrégé des facultés de droit Souleymane Toé, les actionnaires minoritaires se plaignent, parce que leurs intérêts ne sont pas suffisamment pris en compte par les dirigeants, qui s’adonnent, de l’avis de ces actionnaires, à une gestion non transparente.

« Alors qu’il y a un ensemble d’instruments juridiques, permettant à tous les actionnaires, y compris ceux minoritaires, d’avoir un droit de regard sur la gestion, mais aussi de se prémunir contre certaines décisions abusives des majoritaires. Les minoritaires peuvent mener des actions devant les juridictions, pour mieux défendre leur droit et rétablir l’équilibre », a rassuré Souleymane Toé.

Le ministère en charge de la Justice a prévu des activités dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Burkina Faso en vue d’améliorer le niveau de classement du pays dans le système d’évaluation.  Au nombre de celles-ci, on note l’élaboration d’un avant-projet de loi portant modalité d’intervention des juridictions étatiques.

Juste Bancé (Collaborateur)

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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