Connecte-toi avec nous

Développement

   |

Investir dans la résilience pour un développement durable

Face aux crises alimentaires et aux catastrophes de toutes sortes, les populations se retrouvent parfois totalement désemparées. Dans ce contexte, il convient de renforcer leur résilience. Que renferme ce concept de plus en plus en vogue dans le domaine du développement socio-économique ?

Le Burkina Faso est confronté à des crises alimentaires à répétition ces 05 dernières années. Celles de 2008 et 2012 ont affaibli la capacité des populations pauvres à préserver ou à restaurer leurs moyens de subsistance. Ces crises alimentaires s’accompagnent parfois d’une hausse du taux de malnutrition. Outre les crises alimentaires, on assiste aussi souvent aux sécheresses, aux inondations (cas du 1er septembre 2009), aux maladies cycliques,… Toutes ces situations rendent les populations vulnérables. Paradoxalement, les réponses apportées par les pouvoirs publics et les ONG se limitent parfois à des secours d’urgence coûteux, non durables pour ce qui est de l’aide alimentaire et souvent peu adaptés aux besoins et aux préoccupations des victimes. Au regard de la récurrence des crises, il sied de changer d’approche en optant clairement pour la résilience.

Résister aux catastrophes

La résilience est justement la capacité à prévenir les catastrophes naturelles et les crises, mais aussi à anticiper, absorber, s’accommoder ou se remettre en temps voulu et de manière efficace et durable des crises ayant eu un impact sur la nutrition, l’agriculture, la sécurité alimentaire et les risques spécifiques à la santé. Cette approche intégrée passe notamment par l’amélioration de la sécurité alimentaire (appui à l’agriculture, fourniture de semences, d’outils et d’intrants agricoles, irrigation, diversification des moyens de subsistance, appui à l’élevage, recapitalisation du cheptel, distribution de fourrages pendant la période de soudure pastorale, santé animale, renforcement des techniques d’élevage, etc.). Elle comporte aussi l’appui au relèvement économique des ménages à la suite d’un choc (pour assurer la reconstruction / recapitalisation des moyens d’existence en évitant les recours à des stratégies de survie destructrices), la contribution à la lutte contre la malnutrition (prévention, dépistage et prise en charge de la malnutrition aiguë, sensibilisations aux bonnes pratiques nutritionnelles et d’hygiène et distribution de kits d’hygiène, appui aux centres de santé pour améliorer la qualité de la prise en charge de la malnutrition et l’accès aux soins, …)

Une préoccupation fondamentale du gouvernement

Depuis 2009, le gouvernement burkinabè fait de la promotion de la résilience son leitmotiv. Il est soutenu en cela par ses partenaires techniques et financiers. Le 09 janvier 2015 par exemple, le ministre de l’Economie et des finances Jean Gustave SANON et la représentante résidente de la Banque africaine de développement Ginette K. NZAU-MUTETA, ont signé deux protocoles d’accord pour le financement du Programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS). La BAD a ainsi mis 19 milliards de FCFA à la disposition du Burkina Faso pour le renforcement de la résilience. L’Union Européenne et les Etats Unis d’Amérique s’inscrivent aussi dans cette dynamique de soutien à la promotion de la résilience. Dans ce pays tirant plus de 80% de ses revenus de l’agriculture, il faudra continuer à développer des programmes de résilience car de nombreux défis restent à être relevés pour l’autosuffisance alimentaire.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

Annonce publicitaire
Lecture en continue
Commentez

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


 

slide

NEWSLETTER

Recevez gratuitement notre newsletter

récents articles