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Internet au Burkina: La Banque mondiale finance une «autoroute de l’information» vers le Ghana

Le Burkina Faso va bientôt bénéficier de la connexion Internet très haut débit, en liaison avec le Ghana, dont les travaux ont été officiellement lancés, vendredi 14 octobre 2016 à Manga, par le ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes (MDENP). L’infrastructure sera réalisée grâce au financement de la Banque mondiale, à hauteur de 4,8 milliards de FCFA.

«Cette infrastructure va permettre d’ouvrir une autoroute de l’information vers le Ghana et permettre au Burkina Faso d’accéder aux capacités des câbles sous-marins qui atterrissent à la côte», a expliqué le Premier ministre Paul Kaba Thiéba. C’était à l’issue du lancement des travaux de construction de la liaison fibre optique Ouaga-Manga-Paga, frontière du Ghana avec une bretelle pour desservir la zone de Bagrépole.
Longue de 307 kilomètres, cette infrastructure sera réalisée par le groupe «Huawei» sur financement de la Banque mondiale. Sa construction rentre dans le cadre du Projet de renforcement des infrastructures de communications en Afrique de l’Ouest (PRICAO).
Le projet relève de la composante 1 du PRICAO (Amélioration de la connectivité). D’une valeur de 4,8 milliards de FCFA, l’objectif spécifique de cette fibre optique est de desservir les localités et les chefs-lieux des localités situées dans l’axe de la liaison, ainsi que le pôle de croissance de Bagré.
Selon le Directeur Pays de Huawei Technologies/Burkina Faso SA, Loïse Tamalgo, le réseau fibre optique à réaliser va permettre de desservir en haut débit 10 communes en dehors de Ouagadougou à savoir Koubri, Kombissiri, Toécé, Nobéré, Pô, Guiba, Manga, Gogo, Gon-Boussougou et Bagré. Et de préciser que les principaux bénéficiaires sont les opérateurs de télécommunications, les fournisseurs d’accès internet, les utilisateurs d’Internet, les enseignants et étudiants.
«La bande passante disponible de la fibre optique qui sera posée est de 1.600 Gigabits/Seconde. Mais, il est prévu dans un premier temps l’acquisition tout de suite de 3 Gigabits/Seconde en capacité de bande passante internationale», a-t-il indiqué le PM Paul Kaba Thiéba.
À l’en croire, le projet permettra un désenclavement numérique du pays, la réduction de la fracture numérique et la réduction des coûts tout en permettant l’accès aux services nouvelle génération.
«Mon gouvernement s’engage à réaliser ces projets vitaux dont l’objectif est de permettre d’une part, l’émergence au Burkina d’une économie numérique inclusive et compétitive et d’autre part, la réduction de la fracture numérique… C’est tellement vital pour notre économie. Sans ces câbles, sans ces fibres optiques, il n’y a pas d’avenir pour notre pays», a souligné M. Thiéba.
Au Burkina Faso, l’effet combiné du manque d’accès aux services de télécommunications à coût réduit et de bonne qualité est un facteur qui contribue à limiter le potentiel du pays à créer des emplois, à augmenter la production des biens et des services. Cette situation handicape également l’entretien des relations commerciales de manière compétitive avec le reste du monde.

Alfred KANON
ecodufaso.com / ecodafrik.com

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