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Mines & Energies

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Industrie minière : 1er colloque régional sur le traitement des résidus de charbon actif

Les acteurs de la première édition

Dans la majorité des opérations minières, le charbon fin qui contient une charge aurifère non négligeable se retrouve dans les rejets liquides. D’où une perte importante en or qui peut représenter l’équivalent de près de 2% du chiffre d’affaire d’une mine d’or. Les volumes de pertes se chiffrent généralement à plusieurs dizaines ou centaines de tonnes de charbons fins par an, avec un contenu allant de quelques dizaines à plusieurs centaines de grammes d’or par tonne de charbon fin. De ce fait, le Centre National de Recherche Scientifique et Technique (CNRST) et la Chambre des Mines du Burkina Faso (CMB) ont organisé le 25 Septembre 2019, un colloque sur le traitement des résidus de charbon actif dans l’industrie minière. Un colloque, organisé en marge de la 4e Semaine des Activités Minières d’Afrique de l’Ouest SAMAO se tient au Centre international de Conférences de Ouaga 2000.

Cette rencontre, première du genre en Afrique, réunira des chercheurs, universitaires, ingénieurs métallurgiques, experts et consultants, des représentants de compagnies minières, d’administrations publiques, des anciens du secteur minier, des membres de la société civile, avec environ 200 participants. Les échanges, animés par le Président de Géomin S.A, Dr Moussa Sylla, ont porté essentiellement sur l’utilisation et les enjeux liés au traitement des résidus du charbon actif.

Selon le modérateur Dr Moussa Sylla le charbon actif est un produit à haute teneur en carbone obtenu par traitement à haute température d’écorces de noix de coco ou de noyaux de pêches, de tourbes ou de lignites, est utilisé dans l’industrie aurifère pour sa capacité à adsorber l’or, l’argent et le cuivre dissouts par cyanuration et pour la facilité à récupérer les métaux en vue de la poursuite du processus de traitement par lavage.

Quant au charbon fin, il provient de l’usure du charbon utilisé dans les différents procédés de cyanuration. Le phénomène d’usure étant plus important dans les procédés dynamiques, ces derniers génèrent plus de charbon fin que le procédé statistique.

La Chambre des Mines du Burkina (CMB) est une association à but non lucratif créée en juillet 2011 pour représenter le secteur minier privé.

Le CNRST est un Etablissement Public de l’Etat à caractère Scientifique, Culturel et Technique (EPSCT) en charge de la recherche scientifique et technologique au Burkina Faso. Il a pour mission d’entreprendre des recherches dans la domaine des sciences et technologies pour soutenir le développement durable du Burkina Faso.

Sombéwendin Micheline Nanéma

Ecodufaso.com/Ecodafrik.com

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