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Indépendance énergétique au Burkina Faso : La dépêche de Media terre sur …

Indépendance énergétique au Burkina Faso : La dépêche de Media terre sur le secteur

Indépendance énergétique, le gouvernement du Burkina Faso serait-il sur la bonne voie?
Le Burkina fait face à une forte demande en énergie thermique due notamment au développement des activités économiques et à la croissance démographique. Malgré les investissements importants réalisés ces dernières années par les différents gouvernements qui se sont succédé pour accroitre les capacités de production de la société nationale d’électricité (SONABEL), l’écart entre l’offre et la demande demeure énorme. La conséquence immédiate de ce déficit se remarque par les multiples délestages récurrents durant les mois de chaleur chaque année.

En plus, le coût de l’électricité jugé comme l’un des plus élevé de la sous-région est un facteur déterminant pour le (non) compétitivité de l’économie nationale, le maintien de l’équilibre social et partant du développement durable de ce pays. « Afin de réduire l’impact des délestages sur les ménages et les PME/PMI, le nouveau gouvernement se propose de mettre en œuvre une opération spéciale de soutien à l’électrification solaire au profit des ménages et des PME/PMI par des systèmes solaires photovoltaïques, raccordés au circuit électrique intérieur des bâtiments », souligne Alfa Oumar Dissa, le ministre des mines et de l’énergie.

Le schéma d’opérationnalisation ce cette politique énergétique a été déroulé pour les banques et établissements financiers sur qui le gouvernement compte pour l’y accompagner. C’est pourquoi, le ministre en charge de l’énergie, entouré de ses plus proches collaborateurs, a échangé ce 02 février, avec les responsables desdites structures. Cette opération de soutien à l’électrification par des systèmes solaires photovoltaïques vise donc à assurer un service minimum continu en électricité en cas de coupure, réduire les factures d’électricité des ménages et des PME/PMI, et alléger la pression sur l’offre de la SONABEL. « Concrètement, il s’agit de voir dans quelles mesures on peut faciliter l’accès au crédit aux ménages d’une part et au PME/PMI d’autre part pour leur permettre d’acheter des kits photovoltaïques.

Certes, les discussions sont encore à un stade préliminaire. Mais, les établissements financiers, par la voix de leur président, annoncent leur adhésion à ce programme spécial énergie solaire. « Les établissements financiers se sont engagés activement à faciliter l’accès au crédit tant en termes de taux (bonifiés), qu’en termes de rapidité d’intervention et en termes de durée de remboursement de manière à ce que l’impact ne soit pas trop lourd sur les ménages et sur les PME. Sachant qu’à terme, ce qu’on attend, c’est d’abord un allègement des factures des ménages et des PME, mais également un allègement de la pression sur la SONABEL », a confié Cheikh Travaly Directeur Général de Ecobank.

Le programme proposé par le gouvernement, précise-t-on, prend en compte les intérêts des différentes parties notamment les professionnels du milieu du solaire (entreprises qui commercialisent le matériel solaire, entreprises d’installation solaire), l’Etat central et les populations. Pour permettre aux entreprises de commercialisation des kits solaires d’offrir des services de qualité aux ménages et aux PME/PMI, l’Etat devrait faire un effort sur la fiscalité. Les banques, quant à elles, feront l’effort sur les taux de crédits qu’elles mettront en place spécifiquement et de commun accord. L’opération devrait également prendre en compte la possibilité de payer au comptant, pour permettre à ceux qui n’ont pas de compte et un revenu régulier ou qui ne souhaitent pas s’endetter de bénéficier aussi des facilités mises en place par le gouvernement.

C’est un projet qui intéresse d’autres partenaires car, le gouvernement américain se serait engagé à accompagner le gouvernement burkinabé dans la réorganisation du cadre institutionnel de la gestion des énergies renouvelables, à travers la mise en place d’une « Agence des énergies renouvelables ». Il annoncé un financement de cinquante milliards pour soutenir le projet. Après le Maroc, le Ghana et le Mali, c’est au tour du Burkina Faso de prendre à bras le corps cette question épineuse des énergies propres et moins chères.

Source : www.mediaterre.org

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