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Immigration clandestine : La mauvaise gouvernance économique en Afrique remise en cause

Plus un seul jour ne passe sans que les médias dénombrent le taux croissant de migrants morts en essayant de traverser vaille que vaille l’autre rive pour l’Europe, « l’Eldorado ». Fuyant pour la plus part guerre, misère et le non-respect des droits de l’Homme pour la plupart ces candidats à l’immigration préfèrent affronter l’enfer à la quête d’un quelconque bonheur illusoire. De la Syrie au Mali, en passant par l’Erythrée, l’Afghanistan, la Libye, ce ne sont pas les plus pauvres qui prennent le risque de l’immigration, mais souvent des familles entières, issues de classes moyennes n’ayant pas accès au droit d’asile ou se heurtant à des politiques migratoires restrictives. Selon rfi.fr, « (…) en Europe et en Méditerranée où près de 2 500 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2015. » Ces chiffres combien croissants et inquiétants amènent à se poser des questions. Si cette situation constitue une véritable préoccupation pour les pays d’accueil quelle est la part de responsabilité des Etats de départ ?

La situation socio-économique et politique dans les pays de départ est souvent catastrophique. Avec un taux de chômage qui ne fait que grimper la situation ne semble pas s’améliorer au fil des années. L’on le dira au risque de rentrer dans les analyses semblables à un jeu de ping pong que les gouvernants ont une grande part de responsabilité. Le Président ivoiriens de retour du Forum Africa au Gabon l’a reconnu à son retour à Abidjan. Il disait à propos de l’immigration clandestine « Nous, les dirigeants africains devons assurer notre part de responsabilité en préservant la paix, la sécurité et la stabilité économique dans nos pays »

Il existe bien d’exemples, preuve que peu de choses sont faites pour empêcher ce phénomène planétaire. Depuis maintenant des décennies quelques Etats africains ont mis en place des programmes pour favoriser la forte scolarisation. Aujourd’hui ces programmes ont réussi avec brio mais malheureusement peu de mesures sont prises pour accueillir tous ces inscrits dans les universités ainsi que les trouver un emploi stable et respectable à la fin des études. Ce qui incite certains à l’aventure.
Les jeunes ruraux sans emploi ni débouché n’en reste pas épargnés. Eux se laissent tenter tout d’abord par l’exode rurale et plus tard l’immigration.

D’aucuns le disent aussi dans nos pays africains l’argent est détenus par une petite minorité qui le garde jalousement mais pie le dilapide pour satisfaire leur égo pendant que d’autres en ont besoin pour leur pitance quotidienne. Ce comportement qui crée beaucoup de frustrations conduit la jeunesse aujourd’hui sur la voie de la facilité et des « raccourcis » : l’aventure périlleuse, la prostitution, la drogue, le vol, etc. Pour l’heure avant de parler de politique dégradante d’immigration dont nous nous retenons d’en citer des exemples les gouvernements africains doivent sortir de leur mutisme habituel. La jeunesse constitue un vrai potentiel humain pour le développement socioéconomique des pays africains. Les Etats doivent pour cela adopter des politiques de rétention des migrants dans leurs pays de départ car cela constitue l’une des options plausible pour endiguer le phénomène.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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