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Idrissa Ouédraogo : Un baobab du cinéma en Afrique

A 61 ans il parait moins. Teint noir, la taille élancée, le regard vif, Idrissa Ouédraogo a la personnalité très ouverte et en même temps énigmatique comme ses créations cinématographiques. Producteur Scénariste Metteur en scène et Analyste de cinéma, « Tilaï », « Yaaba », « La colère des Dieux » sont trois merveilles parmi tant d’autres qui ont captivé l’intérêt des cinéphiles burkinabè et aussi d’autres éminents critiques de cinéma dans le monde. Ses secrets, s’inspirer du quotidien des burkinabè, se servir d’un décor du village à travers la beauté de la nature et la richesse culturelle moaga. Ceux qui ont eu la chance de le côtoyer, auront remarqué que bavarder avec lui se transforme à en un instant une séquence cinématographique tant l’homme transporte son interlocuteur dans son univers et en ressort toujours avec un grain d’humour. Mais qui est Idrissa Ouédraogo ?

Né à Banfora au Burkina Faso, il va passer son enfance pourtant dans un village à quelques encablures de Ouahigouya la terre de ses ancêtres au Nord du Burkina Faso. Après un Baccalauréat série B, il rejoint la Capitale Ouagadougou pour continuer ses études au département Anglais de l’Université de Ouagadougou. C’est à partir des années 77 que commence son engagement dans le cinéma. A cette même date il s’inscrit à l’Institut africain d’études cinématographiques (Inafec) de Ouagadougou. En 1981, il sort major de sa promotion. Pour produire son film de fin d’étude. C’est ainsi qu’il crée la société de production « Les Films de l’Avenir ». La même année, il devient fonctionnaire à la Direction de la Production Cinématographique du Burkina Faso, où il réalise plusieurs courts-métrages documentaires. Il part ensuite suivre un stage au VGIK (Institut fédéral d’État du cinéma) de Moscou et séjourne à Kiev quelque temps. Puis il se rend en France pour suivre les cours de l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec-Femis) et à la Sorbonne, Paris I. Il obtient un DEA de cinéma en 1985. Sorti nantis de ces expériences cinématographiques multiculturelles, il jettera alors son dévolue à travers la réalisation et la production toute chose qu’il avait déjà commencé depuis l’INAFEC.

A ce jour, Idrissa Ouédraogo possède une filmographie riche et variée ce qui lui a valu bien de distinctions au niveau national qu’international. Il est Commandeur de l’Ordre National Burkinabè et Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres Françaises. Distinctions bien méritées serait on tenter de dire surtout que ce grand homme du cinéma a fait émerger de jeunes cinéastes talentueux. Idrissa Ouédraogo se fait rare ces dernières années sur les scènes médiatiques. Mais cela n’étonne guerre car ce silence peut signifier un retrait pour encore procurer aux cinéphiles burkinabè une œuvre de belle facture dont lui seul connait les rouages.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/Groupe Ecodafrik

Encadré

Distinctions
Poko, 1981
Prix du meilleur court-métrage au FESPACO
Prix de la Critique Internationale
Mention Spéciale de l’Institut culturel africain (ICA)
Écuelles (les), 1983
Prix Kodak Musée de l’Homme
Grand Prix Documentaire à Melbourne
Prix de la Fédération internationale des ciné-clubs d’Oberhausen
Grand Prix du court-métrage à Nevers
Issa le tisserand, 1984
Prix de l’Institut culturel africain (ICA)
Prix de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT)
Prix de la Critique Internationale
Cauri 852
Yam Daabo, 1986
Prix Georges Sadoul
Prix de l’OCIC
Prix du 7e Art FESPACO 1987
Prix de la meilleure musique FESPACO 1987
Prix de l’Unicef
Prix de la ville de Ouagadougou
Prix OUA (Tunisie)
Prix du CIERTO
Prix UNESCO
Corride d’Argent au Festival du Film de Taormina
Yaaba, 1989
Prix Spécial du Jury, prix du public et prix de la meilleure musiqueFESPACO
Prix de la Critique Internationale (FIPRESCI)
Prix d’or au Festival international du film de Tokyo
Prix du Jury Oeucuminique – Mention Spéciale
Tilaï, 1990
Prix Afrique
Prix OCIC
Grand Prix au Festival de Cannes 1990
Prix du meilleur long métrage au 1er Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan en 1991
Étalon de Yennenga, Grand prix du FESPACO 1991
Samba Traoré, 1992
Tanit d’Argent aux Journées cinématographiques de Carthage
Ours d’Argent au Festival international du film de Berlin
cri du coeur (le), 1994
Prix OCIC à la Mostra de Venise
Prix du public lors du 5e Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan 1995
Kini et Adams, 1997
Prix du meilleur long métrage lors du 8e Festival du cinéma africain, d’Asie et d’Amérique latine de Milan 1998
Prix du jury au Festival International du Film des Bermudes 1998
11’09″01 – September 11,2002
Prix UNESCO à la Mostra de Venise
Trois hommes, un village, 2005
Prix spécial du jury série ou sitcom FESPACO avec Issa Traoré de Brahima
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