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Hydrocarbures : le gouvernement concède une baisse de 25 F CFA des prix à la pompe

C’est lors d’un traditionnel point de presse du gouvernement ce 19 janvier 2015 sur les ondes de la télévision national burkinabè que l’information est tombée : le gouvernement a décidé d’une baisse de 25 F CFA sur les prix à la pompe de tous les produits blancs, à savoir l’essence super 91, le gasoil, le pétrole, le mélange et le DDO.

Cette baisse est déjà effective en date du 19 janvier. Elle « a été décidée pour tenir compte de la baisse du prix du baril du pétrole, mais aussi pour faire en sorte que les manques à gagner puissent être récupérés avant de répercuter à l’ensemble, sous réserve que le prix du baril continue à baisser.» justifie François Xavier Bambara de la cellule technique du comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures (CIPDH). Voilà ainsi résumé les raisons qui ont motivé le gouvernement à la baisse des prix depuis décrier par les syndicats et coalition contre la vie chère.

La baisse du prix du baril de pétrole à l’international avait fait l’objet de sorties médiatiques des syndicats et structure en charge de la gestion des hydrocarbures au Burkina Faso, la SONABHY. Si pour les premiers il était question d’exiger la baisse des prix de l’essence, pour le second il s’agissait d’expliquer les difficultés financières rencontrées par la structure. Aujourd’hui, l’on peut oser dire que cette question n’est plus d’actualité car le gouvernement a en effet revue à la baisse les prix à la pompe de 25 F CFA l’essence super 91, le gasoil, le pétrole, le mélange et le DDO. La question reste à savoir si la Coalition nationale Contre la Vie Chère(CCVC) se contentera d’une baisse de 25 f CFA puisqu’elle avait exigé une baisse de 100 à 150 f CFA lors d’une conférence de presse ce 19 janvier.

Pour l’heure la prudence est de mise, M. Bambara conseille « Certainement que l’on pouvait aller plus. Ce qui a guidé un peu cette baisse de 25 francs, c’est de faire en sorte que les manques à gagner qui avaient été enregistrés puissent être récupérés. Il s’agit d’une sorte de compensation, avant de répercuter la totalité de la baisse, si elle se poursuit. Il faut aussi observer une certaine prudence. Il est vrai que le prix du baril est en train de baisser, mais quand on fait des projections, on ne sait pas ce que sera ces prix dans un mois ou deux »

Balguissa Sawadogo
Les Echos du Faso

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