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Hydrocarbures : l'Afrique est devenue "un acteur de stature mondiale", selon PwC

Dans « Africa Oil & Gas review – On the brink of a boom » (« À deux doigts d’un boom »), le cabinet de conseil international PricewaterhouseCoopers montre l’évolution positive de la perception qu’ont les acteurs économiques du secteur des hydrocarbures en Afrique.
Lorsqu’il s’agit d’hydrocarbures, affirme Emmanuel Le Bras, associé chez PwC, le regard du monde économique vis-à-vis de l’Afrique a changé. Pour le responsable du secteur pétrole et gaz en Afrique francophone du cabinet de conseil international, le continent « apparaît désormais comme un acteur de stature mondiale ». C’est l’un des principaux constats dressés dans « Africa Oil & Gas review – On the brink of a boom » (« À deux doigts du boom »), l’étude que vient de publier PricewaterhouseCoopers.
Découvertes
Un changement de perspectives qui tient d’abord aux réserves d’hydrocarbures prouvées du continent, qui sont loin d’être négligeables. Environ 130 milliards de barils de pétrole en réserve (8 % des réserves mondiales) pour 9 millions de barils produits chaque jour, l’an dernier.
Mais aussi : 14 000 milliards de mètres cubes de réserves de gaz naturel et une production annuelle de 184 milliards de mètres-cubes. Des chiffres impressionnants, qui devraient l’être encore plus à mesure que se concrétisent et entrent en production les récentes découvertes d’hydrocarbures onshore et offshore en Afrique occidentale et orientale.
L’exploitation d’hydrocarbures, note PwC, reste dominée pour l’instant par un noyau de pays : Nigéria, l’Algérie, la Libye et l’Egypte (et l’Angola pour le brut) qui assurent entre 80 et 90 % de la production de gaz et de pétrole du continent. Mais de nouveaux pays émergent. Et vite.
Selon cette étude qui analyse – à travers les avis de 55 entreprises du secteur – les perspectives de développement de l’industrie du pétrole et du gaz en Afrique, celle-ci « va connaître une forte croissance, avec l’apparition de nouvelles régions productrices de gaz comme le Mozambique et la Tanzanie, et de pétrole notamment au Nigéria, en Angola, au Congo et en Côte d’Ivoire ».
Course aux investissements
Selon l’étude de PwC, les entreprises du secteur sont très confiantes sur la croissance de leur production pour l’année à venir : plus de 30 % prévoient une croissance très forte et 25 % une croissance forte.
Une course aux investissements est d’ailleurs engagée. « En moyenne, estime PwC, des transactions d’une valeur d’1 milliard de dollars ont eu lieu tous les 17 jours en 2013, avec en perspective une activité accrue, alimentée par la mise en place de nouvelles licences et un début de clarification du cadre réglementaire.
Une croissance des activités qui intervient dans un contexte de concurrence accrue – près de 70 % des acteurs interviewés par PwC estiment que la concurrence va se renforcer – et de hausse des coûts : 64 % des sociétés interrogées pensent que les coûts opérationnels et les coûts d’acquisition des licences et des droits pétroliers vont progresser dans les 12 prochains mois.
Défis : réglementation, fraude et infrastructures
Pour autant, plusieurs défis ont identifiés par les acteurs du secteur pétrolier et gazier « avec, dans le trio de tête, un cadre réglementaire incertain, les risques de fraude et le manque d’infrastructures de qualité », note PwC.
L’évolution du cadre réglementaire apparaît pour la plupart des répondants comme une des clés pour le développement du secteur, principalement en Afrique du Sud, en République démocratique du Congo et en Tanzanie, où l’incertitude est forte concernant les évolutions réglementaires dans le domaine de l’énergie.
L’insuffisance des infrastructures est également l’un des principaux défis cités, « notamment par les opérateurs actifs au Nigeria, en Namibie, à Madagascar et en Afrique du Sud ». Les problématiques fiscales paraissent aussi comme une préoccupation importante pour les entreprises à travers le continent, en raison du risque de hausse des charges financières pour les entreprises.
Enfin, PwC constate que « plus de 90 % des répondants des secteurs pétrolier et gazier ont mis en place des programmes de lutte contre la fraude et la corruption. Signe positif : 54 % d’entre eux pensent que leurs programmes sont efficaces pour détecter et se prémunir contre les cas de fraude ou de corruption.

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