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Hôtellerie : Un secteur en manque de réglementation à Koudougou ?

La ville de Koudougou est considérée comme l’une des troisièmes villes du Burkina Faso. Et ce classement tient certainement au fait que la ville a réussi à s’imposer depuis certains temps sur le plan économique. Aujourd’hui, la croissance du secteur hôtelier constitue un maillon fort de cette même économie. Des données de l’Institut National des Statistiques et de la Démographie en date de 2014, font état d’une évolution nette du secteur hôtelier dans la région du Centre-Ouest dont relève la ville de Koudougou. Ces données font cas de 240 Chambres en 2010 et 424 en 2012. Ce secteur en évolution manifestement, participe énormément à l’économie de la ville dénommée « La cité du cavalier rouge » nous a confié un responsable hôtels sur place. Des hôtels étoilés aux auberges on y trouve du tout.
Ce nombre grandissant d’infrastructures hôteliers se justifie par le rapprochement de la ville de la capitale burkinabè, Ouagadougou qui fait une centaine de kilomètres a-t-il expliqué. En effet ce rapprochement entraine une délocalisation de certaines activités telles les conférences, les ateliers et même les sorties détentes de la grande capitale vers Koudougou.
L’autre revers de la médaille dont il ne faut pas oublier est l’anarchie qui règne dans le secteur. A en croire notre interlocuteur, il arrive que certaine personne transforme un tant soit peu leur résidence qui en restaurant, qui en chambres d’hôtel, ou même en salle de conférence. Toute chose qui entraine une concurrence déloyale. Etant donné que ces services temporaires n’honorent pas les taxes et impôts de la municipalité au même titre que les hôtels reconnus légalement. « Le secteur a vraiment besoin d’une règlementation » a martelé cet hôtelier visiblement mécontent.
En attendant des évènements qui n’ont épargnés personne, c’est la crise socio-politique et économique de 2015 au Burkina. « Il y a eu des moments ou pendant une semaine nous n’avons eu aucun client. Tout était calme. Ces moments sont très durs pour un hôtelier et son personnel. » c’est plein d’espoir que nous osons croire qu’avec la reprise les choses vont bouger au grands bénéfices des populations qui sont bénéficiaires des retombés de cette croissance du secteur hôtelier, en termes d’emplois, d’ouverture et d’opportunités offertes dans la ville.

Balguissa Sawadogo
Ecodufaso.com/ Groupe Ecodafrik

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